Mon aquarium

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Pourquoi l'aquariophilie, ce n'est pas qu'un poisson rouge dans son bocal :


L'aquariophilie, ça n'est pas seulement tenir ensemble des poissons et des plantes dans une eau la plus adaptée possible à leur survie. C'est avant tout reproduire, à l'échelle très réduite d'un aquarium, un équilibre stable et le plus proche possible d'un écosystème naturel. Le matériel n'est là que pour nous aider à copier la nature et à offrir aux hôtes choisis les conditions optimales à leur croissance, à leur vie et à leur reproduction. C'est aussi la technique, notamment une filtration efficace et des changements d'eau réguliers, qui permettent de transformer un volume d'eau inerte en parcelle de rivière en mouvement.
Il faut éviter la précipitation, qui aboutit toujours à une catastrophe au détriment des animaux, bien réfléchir en amont son projet, choisir la plantation, le type et le nombre d'animaux à maintenir, se garder de transformer l'aquarium en collection (un peu de chaque espèce jolie vue dans le magasin, même si aucune n'a les mêmes besoins), ou en musee des horreurs (pourquoi acheter des poissons colorés artificiellement, des hybrides monstrueux, alors que les variétés "naturelles" sont déjà si riches en formes et en couleur ?).
Et ne jamais oublier que nos plantes et nos poissons sont des êtres vivants, ces derniers encore trop souvent prélevés en masse dans le milieu naturel. Il faut donc les respecter, ne pas les considèrer comme un jouet (comme le poisson rouge dans son très joli mini aquarium "némo" offert au petit dernier à noël et qui ne passera pas l'hiver) ou comme un simple objet de décoration.
Pratiquer l'aquariophilie, c'est aussi s'intéresser à la biologie des plantes et des animaux, à la géologie pour connaître la composition des minéraux utilisés, à la chimie pour comprendre la composition de l'eau et à quoi servent les paramètres testés, à la physique si on décide de construire soi-même son aquarium sur mesure et si on veut éviter qu'il explose sous la pression de l'eau...




20 ans d'aquariophilie, et toujours "amateur" :


Tout à commencé pour moi au début des années 80 avec un petit bac à cornières métalliques d'environ 20 litres, un peu de sable de rivière et quelques brins d'élodée (Elodea densa). Les premiers habitants furent cinq Platys Wagtails (Xyphophorus variatus). Très rapidement, l'aquarium s'est agrandi pour passer à un bac en verre collé de 60 litres, chauffé par une résistance reliée à un termostat, les combinés chauffants étant encore rares à cette époque reculée. La filtration intérieure sur cartouche de mousse était rudimentaire mais assez efficace pour ce petit volume.
Le bac est aussi plus abondamment planté (Vallisneria Gigantea, Echinodorus Bleheri, Anubias Barteri...), et les premières reproductions de vivipares, Platys et Guppys ont lieu sur plusieurs générations. Le bac s'agrandit encorepour passer à 100 litres, avec combiné chauffant et filtration extérieure. Le bac devient plus communautaire et plusieurs espèces s'y succèdent. Après un déménagement en Ile de France, et l'achat d'un aquarium Juwel de 240 litres, utilisé pendant plusieurs années, la population est constituée de Guppys au départ (ceux qui ont fait le voyage), auxquels s'ajoutent peu à peu des Cardinalis, Coeurs Saignants, et les premières crevettes, Macrobrachium Lanchesteri et Néocaridina, puis plus tard Atya Moluccensis. Parallèlement, je réussis la reproduction et l'élevage de Betta Splendens (combattant), dans un petit bac de 20 litres. Depuis 2002, et après plusieurs déménagements et un entretien plus ou moins assidu selon les périodes, l'aquarium est occupé par des Discus Turquoise, des Cardinalis, des Crevettes Caridina Japonica, etc... En 2003, après pas loin de 15 ans, le 240 litres est remplacé par un 360 litres bruts, en grande partie à cause (ou grâce) aux Discus qui demandent plus de place.


La population actuelle :


Caridina Japonica : une crevette mangeuse d'algues, ou plus exactement omnivore à forte tendance détritivore, qui mesure environ 4 à 5 cm, les femelles étant à age égal plus grandes que les mâles. Son goût immodéré pour les algues en fait une alliée indispensable dans la lutte biologique contre les algues et évite l'utilisation d'algicides chimiques. Mais c'est aussi un animal surprenant à observer et au mode de reproduction très particulier (voir les pages qui lui sont consacrées sur ce site).
Discus Turquoise : achetés à 6 cm environ, ils avaient six mois plus tard presque doublé de taille et sont à présent adultes. Malgré sa réputation, le Discus est loin d'être fragile, il est par contre sensible aux conditions de maintenance et à la qualité de l'eau. L'alimentation est composée en majorité d'aliment en granulés, Tetra Prima Discus, très bien accepté par ces Discus d'élevage, et beaucoup moins polluant que les aliments surgelés. Ces derniers sont en effet à base de coeur de boeuf qui se dégrade très vite et pollue le bac.
Paraheirodon Axelrodi, plus communément appelé "Cardinalis" : ce petit characidé ne dépasse pas 4 cm, et doit vivre en banc le plus nombreux possible en fonction de la taille de l'aquarium. Il préfère les eaux peu minéralisées et chaudes (28 à 30° C) et est donc le compagnon idéal des discus. A ne pas confondre avec le "Néon", Paracheirodon innesi, un autre characidé qui vit dans une eau beaucoup moins chaude (22 à 25° C).


L'équipement :


">L'aquarium :
Le nouveau bac est un RIO 300 de marque JUWEL, d'un volume brut d'environ 360 litres, soit environ 300 litres "réels". Pour plus de détails sur mon bac et voir les photos de ses occupants, rendez visite au site consacré à mon aquarium.

L'éclairage :
L'éclairage d'origine, constitué de deux fluos 38 watts, a été renforcé par un fluo supplémentaire de 30 watts. Les tubes actuellement utilisés sont deux tubes lumière du jour type Biolux d'Osram, et un tube horticole Grolux Sylvania. Les tubes sont sur minuterie, durée quotidienne d'éclairage 12 heures sans interruption.

Filtration et chauffage :
La filtration est assurée par un filtre extérieur EHEIM PRO 2224, débit maximum 750 litres/heure, donnée par le fabriquant pour un volume de bac jusqu'à 250 litres. Les masses filtrantes sont EFIMECH et EFISYNTH, rincées 1 fois par mois. Ce filtre vient en complément du filtre intérieur JUWEL, livré avec l'aquarium, garni de mousses filtrantes bleues plus ou moins fines, offrant un volume et une surface importantes pour la filtration mécanique et biologique. Le chauffage est assuré par un combiné VISI THERM 300 watts. La température moyenne du bac est de 29° C.

Le sol et la culture des plantes :
Le sol de l'aquarium est constitué d'une couche d'environ 5 cm de mélange pour plantation du commerce (sable + argile + tourbe), recouverte de 3 à 4 cm de sable de Loire fin bien lavé. Des racines de tourbière ont été ajoutées pour créer un volume et des caches pour les crevettes et délimiter les territoires des diverses espèces. Pour améliorer la croissance des plantes, un apport d'engrais est effectué une fois par semaine, lors des changements d'eau, avec un engrais complet du commerce (Tetra Flora Pride), dosé en fonction de la quantité d'eau neuve ajoutée.

Le CO2 :
Le CO2, indispensable à la photosynthèse, est naturellement présent dans l'eau. Il est issu de la respiration des animaux présents dans l'aquarium, se dissout également naturellement dans l'eau par brassage, mais est aussi produit par les plantes qui, comme tout être vivant "respirent", c'est-à-dire consomment en permanence de l'oxygène et rejettent du CO2. Ce processus métabolique commun à tous les êtres vivants ne doit pas être confondu avec le phénomène de la photosynthèse, qui permet aux plantes chlorophylliennes d'utiliser l'énergie solaire pour transformer les nutriments, le CO2 et l'eau absorbés en matière organique.
Le CO2 est souvent présent en quantité suffisante pour les plantes les moins exigeantes. Pour certaines, un supplément de CO2 peut favoriser la croissance. Attention toutefois à un excès de CO2 qui pourrait être toxique.

La diffusion de CO2 : mes expériences...
Après avoir expérimenté un système de production de CO2 par électrolyse, qui avait comme principal inconvénient de faire rapidement baisser le KH et donc de rendre le PH extrèmement instable, j'ai opté pour une diffusion de CO2 produit par fermentation de levure. Ces systèmes sont en vente pour un prix modique, ou peuvent facilement être fabriqués à peu de frais (voir l'article de Véronique Ivanov). Certes la production est d'une quantité modeste, mais le but n'est pas d'arriver à saturation en CO2, mais de favoriser la croissance des plantes.
Entre l'électrolyse qui déséquilibre le milieu et a certainement été à l'origine de mortalités "inexpliquées" notamment d'un Discus et de toutes les crevettes du bac fin 2002, et la contrainte de la préparation de la culture de levure pour la méthode artisanale, j'ai depuis le début de l'année 2004 cessé de diffuser du CO2 dans le bac. Cela a provoqué la perte de certaines plantes (Alternanthera et Glossostigma) particulièrement gourmandes. Les autres poussent un peu moins vite, mais restent vigoureuses et bien vertes. Depuis, le PH reste stable, les nouvelles caridina japonica se portent à merveille...
Après ces expériences plus ou moins concluantes, j'ai installé un système de diffusion de CO2 en bouteille Dennerle. J'ai opté pour le système "Comfortt-Line" avec bouteille jetable de 500gr. Le système est contrôlé par une électrovanne qui permet de couper automatiquement l'alimentation en CO2 à l'extinction des lampes. A raison d'une bulle par seconde, le taux de CO2 est en fin de journée à 15 mg/l et le PH est stabilisé à 6,8.

Paramètres de l'eau :


L'eau du bac est composée d'un mélange de 2/3 d'eau osmosée, et d'1/3 d'eau de conduite. Le mélange est fait dans des jerricans de 20 litres en plastique alimentaire, et repose au moins 48 heures pour laisser la température remonter un peu et permettre une évaporation complète du chlore contenu dans l'eau de distribution. 20% du volume du bac est renouvelé chaque semaine.

Les paramètres de l'eau sont actuellement les suivants :
PH : 6,8
GH (dureté totale) : 4,5° GH
TH (dureté carbonatée) : 3° KH
NO3 (nitrates) : moins de 10 mg/l

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Article réalisé par le , modifié le 07 Octobre 2005.

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