Nos actions : Hippocampe nain de mer Rouge

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Catégorie de l'article: Protection environnement

La deuxième semaine d'octobre 2012, trois membres de l'Association Aquariophilie.org associés à des volontaires de l'association Peau-Bleue se sont envolés pour la mer Rouge dans le but de trouver et mieux connaître un hippocampe.



Peau-Bleue

Voyage BSM

L'association Peau-bleue créée en 1995 en Languedoc par Patrick Louisy est une association scientifique et naturaliste qui a pour but de mieux connaître et faire découvrir la diversité biologique et écologique des milieux aquatiques marin ou d'eau douce.

P. Louisy a écrit de nombreux ouvrages et articles scientifiques, il est reconnu pour sa pédagogie et ses actions sur le terrain, notamment comme plongeur et photographe sous marin. Il a publié plusieurs ouvrages, on peut citer « L'aquarium d'eau douce : Guide pratique du débutant », « Tous les poissons marins du monde », « Mon encyclopédie de la mer ».

Peau-Bleue fonctionne comme pour de nombreuses associations, sur le principe du bénévolat.

Les membres de Peau-Bleue sont en effet des volontaires, spécialistes ou simplement passionnés des milieux aquatiques.
De nombreux projets ont vu le jour sur le principe de la participation citoyenne, nous pouvons citer les programmes « EnQuête d'Hippocampes », « Hippo-ATLAS », « Hippo-THAU », « Hippo-HABITAT » et bien sur les Voyages BSM : Voyage Bio Sous-Marine. (Egypte, Djibouti, Turquie, Indonésie, Philippines, etc.)


C'est justement un Voyage BSM qui a intéressé l'Association Aquariophilie.org : « A la recherche de l'hippocampe nain de mer Rouge ». L'objectif est que des plongeurs amateurs participent à l'étude scientifique de Hippocampus debelius.



Histoire d'Hippocampus debelius

La région de Hurghada sur les bords de la mer Rouge en Egypte est très connue des plongeurs, de nombreux spots de plongée sont répertoriés et observés par des milliers de plongeurs amateurs et professionnels.

Tout le monde pense qu'il n'y a plus rien à découvrir dans cette zone très touristique.

En 1993, des plongeurs ont pu photographier pour la première fois un hippocampe nain qui semblait non répertorié.

Mâle Hippocampus debelius par Kai WalzHippocampus debelius, bestofdiving.info, IKAN-Unterwasserarchiv
Photos : Mâle Hippocampus debelius par Kai Walz / bestofdiving.info, IKAN-Unterwasserarchiv, Frankfurt.

Helmut Debelius grand photographe marin et auteur de nombreux atlas sur les poissons et invertébrés marins avait l'habitude de plonger sur les côtes du Sinaï et plus généralement d'Egypte. C'est lors d'une plongée en 1995, alors qu'il observait des hippocampes dans les herbiers, qu'il aperçut un minuscule hippocampe dans un corail mou. Il avait une couleur rougeâtre avec des rayures qui se confondait avec son environnement.

Par manque d'air H. Debelius est remonté à la surface et n'a pu correctement observer sa découverte. Comme il avait l'habitude de plonger dans cette zone et avait déjà filmé et photographié tous les hippocampes de mer Rouge il comprit qu'il avait rencontré une nouvelle espèce.

Il passa le reste de son séjour à rechercher cet hippocampe, cherchant dans les coraux mous mais il ne le retrouva pas.

De retour en Allemagne, H. Debelius cherchait un nom pour cette espèce en consultant toutes les archives qu'il avait trouvé au muséum d'histoire naturelle Senckenberg à Francfort. Avec l'aide du conservateur et en s'appuyant sur les photographies de 1993, ils ont pensé qu'il s'agissait de Hippocampus lichtensteinii décrit par Kaup en 1856, ils se sont trompés. C'est ainsi qu'en 1998, H. Debelius décrit, sans plus de détail, cet hippocampe dans sa première édition du guide des espèces de mer Rouge.


IKAN-Unterwasserarchiv, Frankfurt.
IKAN-Unterwasserarchiv, Frankfurt.

Le biologiste marin Rudie H. Kuiter, aida H. Debelius dans ses recherches : Hippocampus lichtensteinii ne possédait pas de longues épines, cette espèce venait en réalité des eaux japonaises et pas de mer Rouge.

La décision était prise de retrouver l'hippocampe nain vu dans des coraux mous en mer Rouge. Le but était de le photographier et surtout le capturer pour décrire la nouvelle espèce.

H. Debelius repartit pour la mer Rouge, les régions de Hurghada et du Sinaï mais en 10 ans, il ne retrouva jamais l'hippocampe.

Une traque de longue haleine fut organisée, des milliers de plongées, une collaboration avec les moniteurs de plongée et scientifiques.

De temps en temps, des photos de cet hippocampe pris par des plongeurs, en particulier par Sven Kahlbrock, apparaissaient sur internet et étaient envoyées en Allemagne à H. Debelius.


Le 25 septembre 2008, sur le site de « Erg Camel » dans le golf de Suez en mer Rouge (27°56'47"N, 33°35'43"E), à 28 mètres de profondeur, S. Kahlbrock réussit à retrouver, photographier et capturer un spécimen qu'il envoya pour des examens en Allemagne.

Le scientifique australien et spécialiste des hippocampes Martin F. Gomon et Rudie H. Kuiter préparaient une thèse sur l'hippocampe nain de mer Rouge. Des tests ADN et radiographies ont permis de déterminer qu'il s'agissait bien d'une nouvelle espèce.

Ce spécimen découvert par S. Kahlbrock est conservé dans la collection du Muséum Victoria en Australie.


Le 2 janvier 2009, Martin F. Gomon et Rudie H. Kuiter, publient dans l'aqua international Journal d'Ichthyology la description complète de l'hippocampe.

Ils décident d'attribuer le nom de Hippocampus debelius ou hippocampe des coraux mous en remerciement de H. Debelius pour ses recherches.



Extraits de la publication

« Hippocampus debelius n. sp. , apparemment endémique de la mer Rouge, se distingue aisément des autres hippocampes nains par de longs filaments spiniformes sur la tête, le tronc et la queue, par des ouvertures d'ouïes séparées et par la présence d'une poche caudale externe chez les mâles pour couver les jeunes. »

Description : « Crêtes du tronc inférieur et ventral bien ossifié; très petites (hauteur 19,2 mm à 23,7 mm) ; 10 anneaux sur le tronc ; 28 anneaux de la queue avec 14 rayons sur la nageoire dorsale ; 10-11 rayons sur les nageoires pectorales ; 4 rayons sur la nageoire anale ; museau de longueur moyenne avec une pointe en forme de petit bulbe angulaire ; épines proéminentes longues et minces sur la tête, la couronne, le tronc et la queue; de couleur brune avec de fines rayures blanches longitudinales sur l'ensemble de son corps »

« Il est connu pour vivre à des profondeurs moyennes à proximité de certains coraux, mais aussi il peut être retrouvé dans des zones ombragées peu profondes près des côtes. »

Helmut Debelius
Helmut Debelius

Pendant 35 ans H. Debelius a sillonné toutes les mers du globe, aujourd'hui il a raccroché ses palmes et s'occupe de son vignoble.

    Référence :
  • bestofdiving.info
  • FishBase.org
  • International Journal of Ichthyology aqua vol. 15 no. 1 - 24 January 2009
  • Atlas of Living Australia, Museum Victoria, catalogue A 29864-001

Le voyage en mer Rouge

Sans faire de mauvais jeux de mots, vous aurez compris que le dada de P. Louisy est l'étude des hippocampes ! Il a lancé l'idée de retrouver ce petit cheval des mers, l'Hippocampus debelius. Il faut dire que c'est un gros challenge, cette espèce n'a été que récemment décrite, on connaît très peu de choses sur son espace de vie. L'hippocampe des coraux mous est très rare et on ne le retrouve pas toujours sur les sites où il a pu être précédemment observé. Enfin pour ne pas compliquer la chose il est très très petit !

Malgré tout, une équipe de dix sept volontaires s'est donné rendez-vous en Egypte, à Hurghada pour trouver Hippocampus debelius.

L'équipe menée par l'association Peau-Bleue à laquelle s'est joint trois membres de l'Association Aquariophilie.org arrivera en ordre dispersé. En effet suite aux différents départs des aéroports, certains membres arrivent le samedi et d'autres le dimanche.


Comme pour la plupart des voyages BSM, c'est le partenaire Blue Lagoon qui organise l'expédition. L'hôtel choisi est le Club Marmara. Il possède de nombreuses chambres, plusieurs restaurants, piscines et de nombreuses activités. L'hôtel est un peu vétuste mais les chambres propres, la restauration correcte, il faut juste ne pas avoir envie de dormir avant la fin des animations vers 23h, le podium avec les enceintes à fond sont juste sous les fenêtres de nos chambres. Il a surtout un avantage pour les plongeurs, le Club de plongée Blue Lagoon avec ses bateaux est situé au bout du quai de l'hôtel. Il est à noter que depuis ce voyage, Marmara n'a pas renouvelé son contrat avec cet hôtel.

Notre séjour commence avec les premiers membres de l'équipe arrivés le samedi 6 octobre 2012.

Hôtel Club Marmara - Hurghada Egypte
Hôtel Club Marmara - Hurghada Egypte

Dimanche 7 octobre 2012, nous sommes pris en compte par l'équipe de Blue Lagoon : formalités administratives, complément de matériel et présentation de notre guide : Hussein. Un autre avantage du voyage Bio Sous-Marine est la privatisation du bateau, cela nous permettra de choisir les sites de plongées les plus appropriés pour notre quête de l'hippocampe nain.

Cette première journée commence par une plongée de réadaptation sur le spot Malag Disha à environ 30 minutes de navigation, mes paramètres de plongée : 22 mètres pour 57 minutes avec une température de l'eau à 28°C. Après un repas sur le bateau, nous plongeons juste à côté sur Ras Disha. (Lat. 27° 2.473' N / Long. 33° 54.45' E)

Ras Disha est un petit récif de corail composé d'une grande patate et deux plus petites avec un jardin de corail. Nous observons de nombreux poissons et syngnathes parmi les coraux mais aucun hippocampe.

Ras Disha. Dessin Blue Lagoon
Site de plongée Ras Disha. Dessin Blue Lagoon.

Lundi 8 octobre 2012 matin, pour cette deuxième journée, toute l'équipe est présente et nous commençons nos recherches avec plus de précisions sur les zones susceptibles de cacher Hippocampus debelius. Comme son nom commun l'indique (hippocampe des coraux mous) nous orientons notre enquête aquatique vers les sites de plongée qui possèdent des coraux mous. Nous décidons de plonger sur Sha'ab Abu Ramada (Lat. 27°8.318' N / Long. 33°57.203' E) et l'après midi sur El Aruk Gigi (Lat. 27°10.139' N / Long. 33°57.373' E). Ces deux plongées ne sont pas trop profondes ce qui permet de rester longtemps (plus d'une heure) sous l'eau.

Abu Ramda représente deux petites îles entourées par un récif. Ce récif est connu comme « l'aquarium » à cause de sa richesse de vie marine. El Aruk Gigi est un peu différent car c'est un ensemble de sept patates. Il y a une abondance de coraux durs et quelques coraux mous.


D'après plusieurs photos vues sur internet, Hippocampus debelius se trouverait autour d'une espèce bien précise de coraux mous de la famille des Alcyonacea (Alcyonaire) ; de couleur rouge avec des petits polypes blancs mais sans spicule visible.

Ce type de coraux se trouve à des profondeurs minimum de 30 mètres. Comme en Egypte la profondeur conseillée maximum est de 30 mètres, cela pourrait expliquer que l'hippocampe soit très rarement observé.

Avec les conseils de l'équipe de Blue Lagoon nous préparons nos recherches du lendemain sur un site où nous sommes certains de trouver notre corail mou.

Abu Ramada. Photo Anne Prouzet
Abu Ramada. Photo Anne Prouzet

Mardi 9 octobre 2012, troisième jour d'exploration nous naviguons vers Abu Ramada Cave (Lat. 27°9.648' N / Long. 33°58.974' E). J'ai décidé avec d'autres membres de l'équipe de plonger avec une bouteille d'air de plus grande capacité 15 litres au lieu des 12 litres standard. Ce spot de plongée est plus profond que les précédents, un dispositif d'observation est mis en place pour quadriller chaque centimètre de la zone. Les coraux mous recherchés doivent se trouver à proximité d'une grotte. Nous changeons nos habitudes de palanquée pour ne former que des binômes suivant les niveaux de plongées et la capacité de chacun. Certains observeront le haut de la grotte dans la zone des 20-25 mètres, d'autres couvriront la grotte vers 25-35 mètres et enfin des équipes se chargeront du bas et des côtés de la grotte. Lorsqu'on plonge, la couleur rouge est la première à être absorbée, à 30 mètres il ne reste de visible qu'un peu de vert et la couleur bleu. Cette fois-ci nous sommes obligés d'utiliser en permanence nos lampes et phares pour observer la vraie couleur des coraux qui nous entoure. Pour cette plongée, nous avons également des nouveaux accessoires pour ne rien rater et augmenter nos chances : des loupes de grossissement !

Entre 35 et 37 mètres j'ai eu la chance avec mon binôme Alexandra de trouver le corail mou tant recherché. Nous avons passé au crible tous les coraux avec nos lampes à quelques centimètres de chacun. Malheureusement après plus de 20 minutes passées au fond nous n'avons trouvé aucun hippocampe. Pour cette plongée, mes paramètres sont de 37 mètres pour 50 minutes.

L'après midi, nous plongeons sur le site de Chabadabada. De nombreux coraux durs et une faune très riche à une profondeur de 5 mètres pendant plus d'une heure mais toujours pas l'ombre d'un hippocampe.


Justement, il est question d'ombre lorsque le soir venu nous retrouvons Sven Kahlbrock pour nous exposer ses découvertes sur Hippocampus debelius.

Il nous explique que cela fait deux ans qu'il n'a pas vu ce petit hippocampe mais qu'en début d'année il aurait été aperçu dans une zone moins profonde que d'habitude. Nous apprenons également que l'hippocampe des coraux mous préférerait les zones d'ombres. L'équipe de Blue Lagoon et Sven, nous aident à réorienter nos recherches vers des sites plus profonds, qui contiennent de nombreuses espèces de coraux et de petites cavités à l'abri de la lumière. Nous programmons également une plongée sur une épave peu profonde où notre hippocampe aurait été vu.


Mercredi 10 octobre 2012, quatrième jour de recherches. Cette fois nous ciblons des sites qui possèdent plusieurs variétés de coraux mous et durs, on ne sait jamais notre hippocampe a le droit de changer de maison !

Le site du matin est Hamda (Lat. 27°14.25' N / Long. 33°55.73' E) un tombant au nord-est de l'île Giftûn Kebîr et celui de l'après midi El Aruk Khamsa.


Je ne plonge pas souvent dans l'année mais généralement j'ai une consommation d'air dans la normale par rapport aux autres plongeurs. Mais pour ce voyage je plonge avec des amis qui ont plus d'expérience que moi. Je veux remercier Chantal, mon binôme de choc qui n'a pas hésité à plusieurs reprises à me donner de son air, j'ai fini par lui donner le surnom affectueux de « ma réserve » !!! De manière générale, après 50 minutes de plongée, il ne me reste plus grand chose dans ma bouteille d'air. Je commence donc à faire mes paliers de sécurité dans la zone des 5 mètres tout en continuant à observer le récif. De cette façon, en cas de manque d'air je peux immédiatement remonter en surface. Seulement à trop grenouiller, je finis par atteindre les 20 bars (voire moins !) alors que Chantal a un peu moins d'une centaine de bars dans sa bouteille ! Cette différence est embarrassante car les plongées pourraient durer plus longtemps.

Nicolas Provini, Chantal - Photo Sophie Montels
De gauche à droite : Nicolas - un tuyau d'air - Chantal
Photo Sophie Montels

Pour pallier ma différence de consommation d'air avec mes amis de palanquée, j'ai décidé de plonger le matin avec une bouteille d'air de 15 litres, ce qui me permet aussi de descendre plus profond et plus longtemps. Je me concentre un peu plus sur ma respiration surtout à la descente et en effectuant des petites apnées au fond. J'ai également retiré 2 kilos de plombs, au début j'avais 8 kilos. L'après midi je plonge avec une bouteille de 12 litres mais avec un mélange enrichi en oxygène ce qui contribue encore plus à diminuer ma consommation. Je remercie Michel Guerin, moniteur BEES qui s'est proposé de me former au NITROX avec deux autres plongeurs : Alexandra et Sophie.

Grâce à toutes ces mesures d'économie d'air, ce mercredi j'ai effectué le matin une plongée à 34 mètres pour 71 minutes et l'après midi à une profondeur de 11 mètres pendant 1 heure et 22 minutes : ma plus longue plongée depuis mes précédents voyages en Egypte ... et j'avais encore de l'air en fin de plongée !


Jeudi 11 octobre 2012, nous ne pouvons pas passer à côté de ce spot très connu : Careless Reef (Lat. 27°18.8' N / Long. 33°56.45' E)

C'est l'un des sites de plongée d'Hurghada les plus connus. Le récif est composé de deux tours coralliennes qui affleurent la surface. La profondeur moyenne entre les 2 patates est de 16 mètres, on y retrouve de nombreux coraux, une profusion de poissons de toutes espèces et plusieurs grandes murènes. Au bord du récif se trouve un tombant qui va au-delà des 40 mètres. C'est en haut de ce tombant que nous cherchons notre hippocampe nain, dans les coraux mous qui sont à l'ombre dans les nombreuses cavités.

L'après midi nous décidons de plonger sur une épave, The Suzanna Wreck (Lat. 27°12.95' N / Long. 33°50.668' E) aussi appelée The Excalibur. La position exacte de l'épave n'est pas facile à trouver, il aura fallu plusieurs minutes au capitaine pour la retrouver. C'est sur cette épave qu'aurait été vu Hippocampus debelius quelques mois plus tôt mais c'est difficile d'avoir plus d'information. L'épave repose sur le sable avec une légère inclinaison sur le tribord par 22 mètres de profondeur dans le port d'Hurghada. Un incendie en novembre 1995, dont la cause n'est pas bien établie 1 serait la cause du naufrage. Les deux mats avec leurs gréements et filets de beaupré ont été arrachés par le passage des bateaux.

L'épave est encore jeune mais déjà des coraux ont pris possession des lieux et surtout ce site est connu pour être un des seuls à héberger des hippocampes 2.

Malgré toutes nos recherches, nous avons inspecté chaque centimètre carré de cette épave mais aucun hippocampe.

Ce même jour, nous effectuons une troisième plongée, de nuit sur le site Tala Hata.


Nicolas Beaugerard : « Pour Vanessa et moi c'était notre première plongée de nuit (et la première épave aussi d'ailleurs...). Pour nous, le début était un peu stressant. Puis très vite on se laisse gagner par un sentiment de paix et de tranquillité. Un sentiment totalement faux car en fait c'est la nuit que tout se passe, dès que le soleil se couche, c'est la guerre !!!

Nous pouvons observer la chasse des rascasses volantes, des crevettes sortent de leur trous, nous avons vu une énorme murène et des bataillons de poissons soldats qui paradaient à la recherche de nourriture alors qu'en journée ils sont planqués dans des anfractuosités du récif. De plus, les danses de toutes ces lampes dans la nuit noire sont vraiment magnifiques même si ce n'est pas vraiment naturel. »

Careels Reef - Photo Anne Prouzet

Vidéo Nicolas Beaugerard / Photo Careels Reef Anne Prouzet

Le lendemain, les premières personnes arrivées le samedi ne peuvent pas plonger car l'avion du retour est prévu vers 2h du matin. Il nous faut donc respecter l'intervalle de 12 heures de dé-saturation pour pouvoir prendre l'avion. C'est pourquoi vendredi l'équipe se retrouve coupée en deux : je fais partie des plongeurs bloqués mais je décide de faire du snorkeling (PMT ou randonnée subaquatique) devant l'hôtel. La faune au pied des pontons est très riche et diversifiée, il y a même des coraux de toutes les formes et couleurs ... pas la peine de prendre le bateau !


Au bilan, nous n'avons pas trouvé Hippocampus debelius mais nous avons avancé dans nos recherches. Nous connaissons mieux ses habitudes et les sites où il ne se trouve pas ! La traque de l'hippocampe des coraux mous continue !

Je remercie l'association Peau-Bleue, tous les participants à ce voyage et l'Association Aquariophilie.org pour son aide.



Carte des sites de plongées:

Retrouvez Anne Prouzet et ses photos sur le site DORIS. DORIS est l'acronyme de "Données d'Observation pour la Reconnaissance et l'Identification de la faune et de la flore Subaquatiques".
C'est un projet collectif de la Commission Nationale Environnement et Biologie Subaquatiques qui a démarré en 2004. Il s'appuie sur près de 800 contributeurs encadrés par 25 "Doridiens" (les responsables régionaux). Ce site présente un fichier richement illustré de la faune et de la flore marines et dulcicoles de la France métropolitaine et d'outre-mer. Il concerne les espèces qui peuvent être observées par des plongeurs.
Ce site est partenaire du Muséum national d'Histoire naturelle.

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Article réalisé par le , modifié le 09 Novembre 2012. Google+ Nicolas

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