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IntroductionNotre ami " Brutus " nous a fourni un super tuyau pour avoir du CO2 " organique " pendant une durée beaucoup plus longue puisque conservé sous pression dans un réservoir de grande dimension avec soupape de sécurité. Seulement ce CO2, comme tous les CO2 organiques, a un problème : il est impur et provoque fréquemment un film gras sur la surface du bac !Ce film a 3 inconvénients :
En outre, les solutions pour introduire ce CO2 sont : soit assez laides et difficile à dissimuler soit non contrôlables (bulleur ou venturi). L'article qui suit vous propose des solutions pour pallier à ces problèmes... Principe et constructionSon principe consiste à mettre librement le C02 en contact avec l'eau sur une surface déterminée, dans une cloche de verre. Le gaz étalé sur cette surface répond sans excès ni carences à la demande biologique des plantes, suivant la dureté carbonatée de l'eau.
Cette cloche, malgré son importance en surface, a le mérite
de passer pratiquement inaperçue puisqu'elle se confond avec le
miroirformé par la surface réfléchissante de l'eau. Elle est
fabriquée avec du verre, d'une épaisseur de 4 mm ou plus, et
collée au silicone. L'étanchéité doit être parfaite. La forme
carrée ou rectangulaire est spécifique à chaque aquarium car faite
sur mesure. La hauteur de la cloche n'a d'importance que pour des
raisons esthétiques et d'adaptation spécifique à l'aquarium. Son
support s'adapte à un renfort latéral de l'aquarium ou bien il est
collé définitivement sur une glace latérale ou sur la glace
arrière. La hauteur est déterminée selon le niveau moyen de l'eau
du bac et le bord inférieur du couvercle d'éclairage. Si son emplacement dans l'aquarium est judicieux, cet accessoire simple, facile à réaliser, bon marché, est particulièrement discret. Il suffit de le placer vers l'arrière plan, au dessus des plantes à croissance rapide. Parfois il est possible de réaliser une chambreà C02 à partir d'un renfort qui se trouve déjà sur J'aquarium. Dans ce cas, et si la surface est compatible avec les besoins, il suffitde coller une baguette de verre en position verticale sur le champ du renfort. Celle ci, haute de 2 à 3 cm, plonge sous l'eau et peut se dissimuler dans le couvercle d'éclairage. Elle doit également être collée sur cette hauteur à la glace frontale etarrièreafin de garder le C02 Il faudra aussi percer un orifice de passage pour la durite d'arrivée du gaz sur la surface supérieure (ou sur un des petits cotés, à moins de le " noyer " dans le silicone) . Un morceau de tuyau rigide de 4 mm est glissé dans l'orifice et l'étanchéité se fait à la colle silicone. La durite est fixée sur ce manchon alimentant la chambre en CO, avec une parfaite discrétion. Mise en service de la diffusionLorsque la cloche est amovible, la remplir d'eau en la retournant dans le bac. Son étanchéité est controlée lors de la mise en place. Elle est parfaite lorsque l'eau s'y maintient malgré la différence de niveau par rapport à la surface du bac. Sur une chambre inamovible, il suffit de glisser une durite dans la poche d'air et d'y faire le vide par succion. L'eau remontera dans la chambre. Ces deux opérations entraînent une économie de gaz carbonique. L'aquariophile disposant de CO2, à profusion n'a plus qu'à chasser l'air ou l'eau avec le gaz.
Surface de diffusion CO2 / Volume d'eau en cm2
En ce qui concerne le tableau "surface de diffusion":
Gros plan sur l'installation
J'utilise le CO2 organique artisanal. Afin de le purifier je
le fais passer dans une bouteille remplie d'eau au 9/10 qui
fait office de "flacon laveur". Je n'utilise un "bulleur"
céramique(placé au fond, avec un clapet ant-retour, au droit
de la cloche) qu'au démarrage, puis le CO2 est pris par l'eau
du bac au fur et à mesure des besoins des plantes par
l'intermédiaire d'une cloche dont la surface est telle qu'elle
est suffisante pour maintenir un taux suffisant dans le volume
du bac. Lorsque les besoins du bac sont inférieurs à la
production de C02, la cloche se remplit de CO2 et,
régulièrement on entend le bac "péter" :-).
Corrélation entre la valeur pH, la quantité de CO2 et la dureté carbonatée (valable pour une eau à 25 °C)
Petite conclusionCette cloche et ce flacon laveur ont été pour moi un peu comme : " l'ŒUF de Christophe Colomb " Le genre de chose dont on dit : "C'est si simple pourquoi n'y ai-je pas pensé avant ?" Je n'ai plus de film gras. La cloche est quasiment invisible. Mes plantes poussent bien, mon KH ne bouge pas et, de ce fait mon PH ne risque pas de chutes brutales dues à une décarbonatation biologique (phénomène provoqué par la consommation du CO2 des Carbonates pour répondre au besoin des plantes en cas d'insuffisance de CO2 dissous).
Mais, avant tout, mes poissons ne risquent pas une
intoxication au CO2 puisque en aucun cas il ne peut y en avoir
en excès : Michel DaulAuteur de l'article et des photos : Michel Daul, Octobre 2003.Article réalisé par Michel DAUL Les articles publiés engagent leurs auteurs, L'Association Aquariophilie.org n'est pas responsable de leur contenu.
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