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Pour résister aux effets toxiques des PCB, des poissons vivant dans les eaux polluées de l’Hudson ont trouvé la parade : porter une mutation dans un gène particulier. Ils survivent donc, mais emmagasinent les PCB dans leur foie et leur graisse, devenant des dangers pour leurs prédateurs...
Utilisés massivement pendant cinquante ans, les polychlorobiphényle (ou PCB) sont aujourd’hui interdits. Ces molécules étaient autrefois utilisées pour leurs propriétés chimiques (liposolubilité, stabilité et ininflammabilité), qui en faisaient d’excellents fluides diélectriques (huile), principalement pour les transformateurs et les condensateurs, ou pour d’autres équipements électriques.
Un vrai désastre pour la nature, puisque l’on sait aujourd’hui (et peut-être depuis le départ) que ces molécules dérivées du biphényle sont néfastes pour les organismes. Ce n’est pas tant une exposition accidentelle et de courte durée qui pose problème (avec des effets en général peu graves et réversibles) mais plutôt son accumulation au fil des ans (effets plus sévères et chroniques : dommages du foie, problèmes sur la reproduction, la croissance…). Les PCB sont d’ailleurs classés comme substances probablement cancérigènes, une toxicité qui ne s'arrête malheureusement pas à l'Homme.
Le poulamon atlantique (Microgadus tomcod, de la même famille que la morue et le merlan) est l’un des miraculés de cette pollution, et a d’ailleurs longtemps laissé les scientifiques perplexes. En effet, ce poisson d'une vingtaine de centimètres de long est capable de stocker dans son foie une grande quantité de PCB, qui serait létale pour tout autre organisme.
Source : Futura-Sciences. Texte et photo : Futura-Sciences.
Un poisson mutant résiste aux PCB !
- Nicolas
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