Nouvel article en préparation.
- TeTRaM78
- Coelacanthe

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- Enregistré le : 02 juin 2005, 15:12
Nouvel article en préparation.
Introduction
"Mon éclairage est-il suffisant?", "Dans quel ordre mettre mes masses filtrantes?", "Quelle puissance doit avoir ma pompe?", "Un bulleur est-il nécéssaire dans mon bac?", "Comment faire baisser mon pH/gH?", etc.
Ces questions (et beaucoup d'autres) reviennent souvent sur le forum, malgré le fait que des réponses y ont déjà été apportées. Il me semble donc interessant de les regrouper ici dans une sorte de résumé, et d'y apporter un maximum de précisions, d'explications, de trucs et astuces, de précautions, etc.
En effet, l'aspect technique de l'aquariophilie est extrèment important, tant pour la réussite de l'expérience que pour l'épanouissement de l'aquariophile ou encore pour le bien-être des poissons, puisque, rappelons-le encore une fois, un poisson maintenu dans un environnement adapté sera un poisson fort et résistant. Au contraire, un poisson maintenu dans un bac déséquilibré ou inadéquat sera un poisson affaibli par le stress et beaucoup plus sensible aux agents pathogènes présents dans un bac.
Je m'arrêterai donc dans les sujets suivants à détailler quelques-uns des éléments principaux qui composent la logistique d'un bac, à savoir:
La cuve
La filtration: principes de base
La filtration: différents procédés
Le chauffage et la tempéature
L'éclairage: principes de base
L'éclairage: différents procédés
Le bulleur
L'injection de CO2
L'osmoseur
Les paramètres de l'eau
"Mon éclairage est-il suffisant?", "Dans quel ordre mettre mes masses filtrantes?", "Quelle puissance doit avoir ma pompe?", "Un bulleur est-il nécéssaire dans mon bac?", "Comment faire baisser mon pH/gH?", etc.
Ces questions (et beaucoup d'autres) reviennent souvent sur le forum, malgré le fait que des réponses y ont déjà été apportées. Il me semble donc interessant de les regrouper ici dans une sorte de résumé, et d'y apporter un maximum de précisions, d'explications, de trucs et astuces, de précautions, etc.
En effet, l'aspect technique de l'aquariophilie est extrèment important, tant pour la réussite de l'expérience que pour l'épanouissement de l'aquariophile ou encore pour le bien-être des poissons, puisque, rappelons-le encore une fois, un poisson maintenu dans un environnement adapté sera un poisson fort et résistant. Au contraire, un poisson maintenu dans un bac déséquilibré ou inadéquat sera un poisson affaibli par le stress et beaucoup plus sensible aux agents pathogènes présents dans un bac.
Je m'arrêterai donc dans les sujets suivants à détailler quelques-uns des éléments principaux qui composent la logistique d'un bac, à savoir:
La cuve
La filtration: principes de base
La filtration: différents procédés
Le chauffage et la tempéature
L'éclairage: principes de base
L'éclairage: différents procédés
Le bulleur
L'injection de CO2
L'osmoseur
Les paramètres de l'eau
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 03 mai 2006, 09:51, modifié 5 fois.
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
- TeTRaM78
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La cuve
1. La cuve
La cuve est évidement l'élément principal d'un aquarium. Inutile d'en expliquer la raison. Cependant, sa forme, sa taille, ses dimensions, son procédé de fabrication, etc sont autant de paramètres importants auxquels il faut faire attention puisqu'ils seront prépondérants dans la diversité des choix qui se proposeront à nous dans la suite de l'aventure.
Une chose est d'ores et déjà sure, les bocaux à poissons rouges si profondément ancrés dans nos sociétés sont à banir de l'univers aquariophile, quels que soient leur taille et leur volume. D'ailleurs, les premières législations interdisant le maintien d'un poisson quel qu'il soit dans un bocal sont apparues en Europe. La municipalité de Rome par exemple a voté un texte de loi associant le maintien d'un poisson en bocal à de la maltraitance animale (Source).
Indépendament de celà, il est utile de donner quelques mots d'explications sur les raisons pour lesquelles ces bocaux ne sont pas adaptés à l'aquariophilie. De par la taille de la surface de contact entre l'eau et l'air, l'apport en oxygène est vraiment insuffisant pour oxygéner l'eau de l'aquarium comme il le faudrait. De plus, le fait d'être maintenu dans une sphère peut stresser le poisson qui n'aura aucun "coin" où se réfugier. Enfin, même si ces bocaux avaient une forme "normale", leur volume est de toutes façons bien trop petit pour maintenir des poissons, et à plus forte raison des poissons rouges quipeuvent atteindre une taille d'environ 40cm de long à l'âge adulte, contrairement à ce que nous montre l'image traditionnelle du petit poisson rouge dans sa bulle! Fermons ici cette parenthèse sur les bocaux.
La majorité des aquariums disponibles dans le commerce sont de forme rectangulaire. Parfois, des plans coupés ou bombés viennent ajouter une petite originalité au bac, mais le prix de la cuve augmente de manière significative avec ce genre de "gadgets".
Il existe beaucoup de tailles "standard" de cuves (ex: 120L = L100xl30xh40cm) qui correspondent souvent à la taille d'un bac communautaire adapté au maintien de la plupart des petits poissons communs. Attention que les dimensions et donc les proportions d'un bac ne se choissent pas à la légère selon la population souhaitée mais nous déveloperont ceci dans un autre article qui rentrera plus dans les détails. L'aquariophile aura cependant la possiblité de se faire faire une cuve sur mesure, ou même de la faire lui-même si il s'en sent capable. Qu'il sache cependant que le prix du verre nécéssaire augmentera avec l'épaisseur des plaques de verre utilisés, et que cette épaisseur dépend directement de la hauteur du bac.
Concernant les volumes, il me semble utile de rappeler ici la formule qui permet de calculer le volume brut d'une cuve (la différence entre volume brut, net et réel sera faite plus loin):
V = volume
L = longueur du bac (en cm)
l = largeur du bac (en cm)
h = hauteur du bac (en cm)
Il suffit alors de faire la conversion pour obtenir des litres en divisant le volume V par 1000.
Cette formule permet enfin d'introduire une dernière notion qui a son importance: la différence entre volume brut, net et réel. Commençons par voir à quoi sert chaque valeure :
- Le volume brut ne sert pas à grand chose, c'est simplement ce qui est indiqué par le fabricant
- Le volume net sert pour le calcul de la puissance de l'éclairage nécessaire
- Le volume réel sert pour le calcul de la quantité de poisson maxi
Le volume brut est calculé en appliquant la formule décrite ci-dessus et correspond au volume obtenu avec les dimensions extérieures de la cuve. Ce volume ne correspond évidement pas au volume utilisable d'eau que contiendra l'aquarium et qui correspond au volume net, puisque bien souvent les bacs ne sont pas remplis jusqu'au bord du bac, et les différentes couches dont sont constituées nos sols diminuent encore fortement le volume réellement utilisable du bac.
Le volume net se calcule assez facilement. Il suffit de soustraire l'épaisseur des vitres aux mesures de longueur et de largeur et de mesurer la hauteur d'eau (c'est à dire en retirant à la hauteur de la cuve l'épaisseur du sol et la marge de remplissage), ensuite il suffit de refaire le calcul expliqué plus haut avec ces valeures et on obtient le volume net.
Enfin, le volume réel du bac correspond au nombre de litres d'eau réels que nous auront pu mettre dans le bac une fois celui-ci aménagé et décoré (plantes, racines, pierres, etc). Ce volume réel dépend de chaque bac. Il n'existe donc pas de "règle" pour déterminer le volume réel d'un bac, le seul moyen de le connaître avec certitude étant de mesurer la quantité d'eau que l'on utilise pour le remplissage initial de la cuve.
Rappelons encore un point qui concerne le poid d'un aquarium. Pour rappel, 1L d'eau correspond 1Kg. Une cuve contenant 300L pèsera donc 300Kg rien qu'à cause du poid de l'eau. A celà, on rajoute le poid de la cuve de verre, celui du décors (sable compris), des éléments techniques (principallement la galerie d'éclairage) ainsi que du meuble. On arrive vite à un poid situé entre 125% et 150% du poid de l'eau que la cuve contiendrait (et même plus dans certains cas comme pour certains biotopes africains constitués d'un décor rocheux). Ce "détail" doit être pris en compte tant pour la solidité du support que pour la résistance de plancher de la pièce.
Cette petite calculette qui provient d'une société de fabrication de cuves permet de se faire une idée sur le volume, l'épaisseur du verre, le poid de la cuve nue et le prix d'un bac.
La cuve est évidement l'élément principal d'un aquarium. Inutile d'en expliquer la raison. Cependant, sa forme, sa taille, ses dimensions, son procédé de fabrication, etc sont autant de paramètres importants auxquels il faut faire attention puisqu'ils seront prépondérants dans la diversité des choix qui se proposeront à nous dans la suite de l'aventure.
Une chose est d'ores et déjà sure, les bocaux à poissons rouges si profondément ancrés dans nos sociétés sont à banir de l'univers aquariophile, quels que soient leur taille et leur volume. D'ailleurs, les premières législations interdisant le maintien d'un poisson quel qu'il soit dans un bocal sont apparues en Europe. La municipalité de Rome par exemple a voté un texte de loi associant le maintien d'un poisson en bocal à de la maltraitance animale (Source).
Indépendament de celà, il est utile de donner quelques mots d'explications sur les raisons pour lesquelles ces bocaux ne sont pas adaptés à l'aquariophilie. De par la taille de la surface de contact entre l'eau et l'air, l'apport en oxygène est vraiment insuffisant pour oxygéner l'eau de l'aquarium comme il le faudrait. De plus, le fait d'être maintenu dans une sphère peut stresser le poisson qui n'aura aucun "coin" où se réfugier. Enfin, même si ces bocaux avaient une forme "normale", leur volume est de toutes façons bien trop petit pour maintenir des poissons, et à plus forte raison des poissons rouges quipeuvent atteindre une taille d'environ 40cm de long à l'âge adulte, contrairement à ce que nous montre l'image traditionnelle du petit poisson rouge dans sa bulle! Fermons ici cette parenthèse sur les bocaux.
La majorité des aquariums disponibles dans le commerce sont de forme rectangulaire. Parfois, des plans coupés ou bombés viennent ajouter une petite originalité au bac, mais le prix de la cuve augmente de manière significative avec ce genre de "gadgets".
Il existe beaucoup de tailles "standard" de cuves (ex: 120L = L100xl30xh40cm) qui correspondent souvent à la taille d'un bac communautaire adapté au maintien de la plupart des petits poissons communs. Attention que les dimensions et donc les proportions d'un bac ne se choissent pas à la légère selon la population souhaitée mais nous déveloperont ceci dans un autre article qui rentrera plus dans les détails. L'aquariophile aura cependant la possiblité de se faire faire une cuve sur mesure, ou même de la faire lui-même si il s'en sent capable. Qu'il sache cependant que le prix du verre nécéssaire augmentera avec l'épaisseur des plaques de verre utilisés, et que cette épaisseur dépend directement de la hauteur du bac.
Concernant les volumes, il me semble utile de rappeler ici la formule qui permet de calculer le volume brut d'une cuve (la différence entre volume brut, net et réel sera faite plus loin):
avec:V = L * l * h
V = volume
L = longueur du bac (en cm)
l = largeur du bac (en cm)
h = hauteur du bac (en cm)
Il suffit alors de faire la conversion pour obtenir des litres en divisant le volume V par 1000.
Cette formule permet enfin d'introduire une dernière notion qui a son importance: la différence entre volume brut, net et réel. Commençons par voir à quoi sert chaque valeure :
- Le volume brut ne sert pas à grand chose, c'est simplement ce qui est indiqué par le fabricant
- Le volume net sert pour le calcul de la puissance de l'éclairage nécessaire
- Le volume réel sert pour le calcul de la quantité de poisson maxi
Le volume brut est calculé en appliquant la formule décrite ci-dessus et correspond au volume obtenu avec les dimensions extérieures de la cuve. Ce volume ne correspond évidement pas au volume utilisable d'eau que contiendra l'aquarium et qui correspond au volume net, puisque bien souvent les bacs ne sont pas remplis jusqu'au bord du bac, et les différentes couches dont sont constituées nos sols diminuent encore fortement le volume réellement utilisable du bac.
Le volume net se calcule assez facilement. Il suffit de soustraire l'épaisseur des vitres aux mesures de longueur et de largeur et de mesurer la hauteur d'eau (c'est à dire en retirant à la hauteur de la cuve l'épaisseur du sol et la marge de remplissage), ensuite il suffit de refaire le calcul expliqué plus haut avec ces valeures et on obtient le volume net.
Enfin, le volume réel du bac correspond au nombre de litres d'eau réels que nous auront pu mettre dans le bac une fois celui-ci aménagé et décoré (plantes, racines, pierres, etc). Ce volume réel dépend de chaque bac. Il n'existe donc pas de "règle" pour déterminer le volume réel d'un bac, le seul moyen de le connaître avec certitude étant de mesurer la quantité d'eau que l'on utilise pour le remplissage initial de la cuve.
Rappelons encore un point qui concerne le poid d'un aquarium. Pour rappel, 1L d'eau correspond 1Kg. Une cuve contenant 300L pèsera donc 300Kg rien qu'à cause du poid de l'eau. A celà, on rajoute le poid de la cuve de verre, celui du décors (sable compris), des éléments techniques (principallement la galerie d'éclairage) ainsi que du meuble. On arrive vite à un poid situé entre 125% et 150% du poid de l'eau que la cuve contiendrait (et même plus dans certains cas comme pour certains biotopes africains constitués d'un décor rocheux). Ce "détail" doit être pris en compte tant pour la solidité du support que pour la résistance de plancher de la pièce.
Cette petite calculette qui provient d'une société de fabrication de cuves permet de se faire une idée sur le volume, l'épaisseur du verre, le poid de la cuve nue et le prix d'un bac.
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 31 janv. 2007, 15:10, modifié 3 fois.
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
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La filtration: principes de base
2. La filtration
La filtration est un autre axe central de l'aquarium. C'est grâce à cet élément que le maintien d'un poisson est possible dans un aussi petit espace qu'un aquarium. Son principal rôle est l'épuration de l'eau du bac, tant des impuretés organiques que chimiques.
Il existe à peu près autant de systèmes de filtration qu'il existe de bacs, puisque celui-ci dépend de la philosophie de l'aquariophile, de la population du bac, du caractère du bac (spécifique, biotope, communautaire, etc), de la taille de la cuve, etc. Cependant chacun de ces filtres est basé sur les mêmes principes.
La filtration peut agir sur trois plans:
- un plan purement mécanique
- un plan biologique
- un plan chimique
Avant de détailler chacune des actions de la filtration, voici la réponse à une des questions les plus fréquement posées et qui a toute son importance au niveau de la filtration, puisqu'elle peut en augmenter les capacités, tout comme en réduire considérablement les effets.
"Dans quel ordre doivent être mises les masses fitlrantes?"
Tout dépend de la fonction qu'on attribue à chaque masse. En effet, certaines masses peuvent avoir un rôle différent en fonction de la place qu'on lui assigne dans le fitlre. Mais d'une manière générale, il faut les placer comme suit dans le sens du courant:
- masses mécaniques à large maillage
- masses mécaniques à fin maillage
- masses biologiques
- éventuelles masses chimiques
Le but de cet ordre étant évidement de préserver les bactéries, et donc de disposer d'un maximum de masses mécaniques avant les masses biologiques pour que celles-ci soient le moins sâle possible.
La filtration mécanique consiste à nettoyer l'eau du bac des diverses particules en suspension qu'elle contiendrait. Elle fonctionne comme un tamis au travers duquel l'eau passe, abandonnant tout élément de taille supérieure au maillage du tamis traversé. Il va de soi que plus le maillage est fin, plus les particules stoppées seront nombreuses, mais plus les masses seront sales rapidement (risque de colmatage). Il convient donc de placer une succession de masses filtrantes du maillage le plus gros vers celui le plus fin. D'ordinaire, les masses à gros maillages sont constituées de galettes de mousse de polyuréthane, tandis que le fin maillage est constitué d'ouate de perlon.
Mousse de polyuréthane:

Ouate de perlon:

L'action biologique du filtre permet de dégager l'eau des substances ammoniaquées résultant de l'activité organique des êtres vivants occupant le bac (poissons, plantes, mais aussi protozoaires et autres organismes microscopiques).
Il faut savoir que les matières ammoniaquées (NH3) sont extrèmement toxiques pour les poissons et leur coéfficient de solubilité dans l'eau est très élevé. Elles doivent donc très rapidement disparaître du bac. Comme nous l'a apprit Lavoisier (auteur de la maxime "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme."), la disparition de ces substances ammoniaquées (phase appelée nitrosation) consiste en leur dégradation à un autre état (les nitrites) et résulte de l'action d'une colonie de bactéries de l’espèce des Nitrosomonas ou des Nitrococcus.
Cependant, la présence de nitrites (NO2) dans le bac représente toujours un danger pour ses habitants, puisque, même si d'une toxicité moindre que les produits ammoniaqués, elle n'en reste pas moins mortelle. Une nouvelle étape de transformation (nitratation) est donc nécéssaire et sera assurée par une autre population de bactéries de type Nitrobacter et Nitrocystis, qui oxyderont les nitrites en nitrates.
Enfin, ces nitrates (NO3), qui présentent une toxicité nettement plus faibles que les nitrites, et dont la présence en aquarium est tolérée jusqu'à un taux de 50mg/L serviront d'aliments azotés et seront assimilés à leur tour par les végétaux supérieurs et les algues.
Il est donc clair que si l'on veut favoriser l'action biologique de la filtration, il est impératif d'offir un maximum de conditions favorisant l'implantation d'une colonie de bactéries fortes et en suffisance. Même si celles-ci colonisent l'ensemble du bac, certains supports privilégiés sont commercialisés afin de permettre aux aquariophiles d'ajouter un support favorisant la colonisation bactérienne dans leur système de filtration. Les nouilles de céramique présentent par exemple une forte porosité et énormément de surface, de manière à optimiser la concentration des bactéries.
Nouilles de céramique:

Les bioballes offrent une alternative interessante comme masse filtrante, tant pour son action mécanique que pour son action biologique (surface de colonisation importante), mais leur taille les destine à une utilisation en décante externe pour des bacs de gros volume.
Le troisième rôle de la filtration est chimique et plus rare. Il sert à changer les caractéristiques chimiques de l'eau. Ce type de filtration est souvent utilisé de manière ponctuelle.
Les masses chimiques les plus fréquemment rencontrées sont le charbon actif, qui est un charbon de bois ayant subi plusieurs traitement de manière à lui donner un pouvoir d'absorption exceptionel. Il est utilisé après un traitement médicamenteux pour faire disparaitre tous les résidus du traitement qui pourraient encore être présent dans l'aquarium. Attention cependant que la faculté d'absorption du charbon actif a une limite dans le temps. Au bout d'un certain temps, il relarguera dans l'aquarium les diverses substances absorbées précédemment.
Autre masses fréquement utilisée, la tourbe. Elle permet d'influer sur le pH de l'eau de manière à augmenter l'acidité de l'eau du bac.
Charbon actif:

Plaques de tourbe:

La puissance de la filtration du bac dépend d'une quantité importante de paramètres:
- le type de bac, puisque certains biotopes comme les grands lacs africains nécéssitent une plus grosse filtration que d'autres
- les poissons hébergés, puisque certains poissons sont de gros pollueurs (ovovivipaires par exemple), et que d'autres nécéssitent une eau sans courants (bettas splendens)
- la taille du bac, puisque plus le volume d'eau est gros, plus la quantité d'eau à filtrer par heure est impotante
- le système de filtration, puisque un filtre externe devra faire face à la contrainte d'une colonne d'eau
- etc.
Autant de paramètres qui obligent l'aquariophile à murement réfléchir le système qu'il préfèrera, et la puissance de la mécanique choisie. Il faut de plus tenir compte du fait que les infos fournies par les fabricants correspondent souvent à une valeur théorique. Par exemple, une pompe dont la limite de filtration est de 600L/h atteindra cette puissance à vide et sans masses filtrantes. Il y a donc fort à parier qu'une fois garnie, sous eau, et avec la contrainte de la colonne de remontée, la pompe atteindra un rendement de moins de 50% de celle indiquée.
Quoi qu'il en soit et à titre d'exemple, un bac représentant un biotope Africain peuplés de gros cichlidés devra être équipé d'une filtration capable de brasser 3 à 4 fois le volume du bac, un bac de type amazonien devra disposer d'une filtration brassant à peu près 2 fois le volume d'eau, et la filtration d'un bac fort planté et peuplé de poissons calmes ne devra pas être supérieure à 1 fois le volume de l'aquarium.
La filtration est un autre axe central de l'aquarium. C'est grâce à cet élément que le maintien d'un poisson est possible dans un aussi petit espace qu'un aquarium. Son principal rôle est l'épuration de l'eau du bac, tant des impuretés organiques que chimiques.
Il existe à peu près autant de systèmes de filtration qu'il existe de bacs, puisque celui-ci dépend de la philosophie de l'aquariophile, de la population du bac, du caractère du bac (spécifique, biotope, communautaire, etc), de la taille de la cuve, etc. Cependant chacun de ces filtres est basé sur les mêmes principes.
La filtration peut agir sur trois plans:
- un plan purement mécanique
- un plan biologique
- un plan chimique
Avant de détailler chacune des actions de la filtration, voici la réponse à une des questions les plus fréquement posées et qui a toute son importance au niveau de la filtration, puisqu'elle peut en augmenter les capacités, tout comme en réduire considérablement les effets.
"Dans quel ordre doivent être mises les masses fitlrantes?"
Tout dépend de la fonction qu'on attribue à chaque masse. En effet, certaines masses peuvent avoir un rôle différent en fonction de la place qu'on lui assigne dans le fitlre. Mais d'une manière générale, il faut les placer comme suit dans le sens du courant:
- masses mécaniques à large maillage
- masses mécaniques à fin maillage
- masses biologiques
- éventuelles masses chimiques
Le but de cet ordre étant évidement de préserver les bactéries, et donc de disposer d'un maximum de masses mécaniques avant les masses biologiques pour que celles-ci soient le moins sâle possible.
La filtration mécanique consiste à nettoyer l'eau du bac des diverses particules en suspension qu'elle contiendrait. Elle fonctionne comme un tamis au travers duquel l'eau passe, abandonnant tout élément de taille supérieure au maillage du tamis traversé. Il va de soi que plus le maillage est fin, plus les particules stoppées seront nombreuses, mais plus les masses seront sales rapidement (risque de colmatage). Il convient donc de placer une succession de masses filtrantes du maillage le plus gros vers celui le plus fin. D'ordinaire, les masses à gros maillages sont constituées de galettes de mousse de polyuréthane, tandis que le fin maillage est constitué d'ouate de perlon.
Mousse de polyuréthane:

Ouate de perlon:

L'action biologique du filtre permet de dégager l'eau des substances ammoniaquées résultant de l'activité organique des êtres vivants occupant le bac (poissons, plantes, mais aussi protozoaires et autres organismes microscopiques).
Il faut savoir que les matières ammoniaquées (NH3) sont extrèmement toxiques pour les poissons et leur coéfficient de solubilité dans l'eau est très élevé. Elles doivent donc très rapidement disparaître du bac. Comme nous l'a apprit Lavoisier (auteur de la maxime "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme."), la disparition de ces substances ammoniaquées (phase appelée nitrosation) consiste en leur dégradation à un autre état (les nitrites) et résulte de l'action d'une colonie de bactéries de l’espèce des Nitrosomonas ou des Nitrococcus.
Cependant, la présence de nitrites (NO2) dans le bac représente toujours un danger pour ses habitants, puisque, même si d'une toxicité moindre que les produits ammoniaqués, elle n'en reste pas moins mortelle. Une nouvelle étape de transformation (nitratation) est donc nécéssaire et sera assurée par une autre population de bactéries de type Nitrobacter et Nitrocystis, qui oxyderont les nitrites en nitrates.
Enfin, ces nitrates (NO3), qui présentent une toxicité nettement plus faibles que les nitrites, et dont la présence en aquarium est tolérée jusqu'à un taux de 50mg/L serviront d'aliments azotés et seront assimilés à leur tour par les végétaux supérieurs et les algues.
Il est donc clair que si l'on veut favoriser l'action biologique de la filtration, il est impératif d'offir un maximum de conditions favorisant l'implantation d'une colonie de bactéries fortes et en suffisance. Même si celles-ci colonisent l'ensemble du bac, certains supports privilégiés sont commercialisés afin de permettre aux aquariophiles d'ajouter un support favorisant la colonisation bactérienne dans leur système de filtration. Les nouilles de céramique présentent par exemple une forte porosité et énormément de surface, de manière à optimiser la concentration des bactéries.
Nouilles de céramique:

Les bioballes offrent une alternative interessante comme masse filtrante, tant pour son action mécanique que pour son action biologique (surface de colonisation importante), mais leur taille les destine à une utilisation en décante externe pour des bacs de gros volume.
Le troisième rôle de la filtration est chimique et plus rare. Il sert à changer les caractéristiques chimiques de l'eau. Ce type de filtration est souvent utilisé de manière ponctuelle.
Les masses chimiques les plus fréquemment rencontrées sont le charbon actif, qui est un charbon de bois ayant subi plusieurs traitement de manière à lui donner un pouvoir d'absorption exceptionel. Il est utilisé après un traitement médicamenteux pour faire disparaitre tous les résidus du traitement qui pourraient encore être présent dans l'aquarium. Attention cependant que la faculté d'absorption du charbon actif a une limite dans le temps. Au bout d'un certain temps, il relarguera dans l'aquarium les diverses substances absorbées précédemment.
Autre masses fréquement utilisée, la tourbe. Elle permet d'influer sur le pH de l'eau de manière à augmenter l'acidité de l'eau du bac.
Charbon actif:

Plaques de tourbe:

La puissance de la filtration du bac dépend d'une quantité importante de paramètres:
- le type de bac, puisque certains biotopes comme les grands lacs africains nécéssitent une plus grosse filtration que d'autres
- les poissons hébergés, puisque certains poissons sont de gros pollueurs (ovovivipaires par exemple), et que d'autres nécéssitent une eau sans courants (bettas splendens)
- la taille du bac, puisque plus le volume d'eau est gros, plus la quantité d'eau à filtrer par heure est impotante
- le système de filtration, puisque un filtre externe devra faire face à la contrainte d'une colonne d'eau
- etc.
Autant de paramètres qui obligent l'aquariophile à murement réfléchir le système qu'il préfèrera, et la puissance de la mécanique choisie. Il faut de plus tenir compte du fait que les infos fournies par les fabricants correspondent souvent à une valeur théorique. Par exemple, une pompe dont la limite de filtration est de 600L/h atteindra cette puissance à vide et sans masses filtrantes. Il y a donc fort à parier qu'une fois garnie, sous eau, et avec la contrainte de la colonne de remontée, la pompe atteindra un rendement de moins de 50% de celle indiquée.
Quoi qu'il en soit et à titre d'exemple, un bac représentant un biotope Africain peuplés de gros cichlidés devra être équipé d'une filtration capable de brasser 3 à 4 fois le volume du bac, un bac de type amazonien devra disposer d'une filtration brassant à peu près 2 fois le volume d'eau, et la filtration d'un bac fort planté et peuplé de poissons calmes ne devra pas être supérieure à 1 fois le volume de l'aquarium.
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 09 mai 2006, 12:48, modifié 8 fois.
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
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La filtration: différents procédés
Voici une liste non exhaustive de quelques systèmes de filtrations disponibles dans nos commerces aquariophiles, ainsi que leurs avantages/inconvénients:
la décante interne propose un système simple, complet, peu couteux et relativement polyvalent de filtration. Elle est constituée d'un bac divisé en 3 compartiments collés le long d'une vitre de l'aquarium dans lequel l'eau circule grâce à une pompe immergée. Le premier compartiment contient traditionnelement un thermoplongeur, le second dispose d'une première série de masses filtrantes, et le dernier peut à la fois contenir une série de masses filtrantes et la pompe d'extraction.
Ce système équipe souvent les aquariums en kit et peut s'avérer suffisant pour la majorité des bacs d'un volume inférieur à 300L. Au-delà de ce volume, l'aquariophile devra sans doute doubler son dispositif et en disposer un à chaque extrémité du bac. Par contre, la place que nécéssite une telle installation ainsi que le côté inesthétique représentent les deux gros points noirs de ce système de filtration.
Exemple de décante interne sur aquasquale.com.
La décante externe est basée sur le même principe, mais située à l'extérieur du bac et réservée à de gros volume (>600L). On utilise dans ce cas une seconde cuve correspondant à 10% du volume de la cuve principale et située sous celle-ci. L'eau s'écoule depuis le bac vers la décante par un système de trop-plein par syphon par exemple, passe au travers des différents aménagements faits dans la décante (masses mécaniques, biologiques, thermoplongeur, etc) et est renvoyée vers le bac en fin de cycle via une puissante pompe de remontée.
Ce système très efficace offre une liberté d'aménagement infinie, puisque l'aquariophile aménage la cuve comme il l'entend, mais représente une logistique assez importante et un encombrement externe non négligeable. Cependant, pour les bacs de gros volumes, ce type de filtration est presque le seul à être exploitable, compte tenu du faible investissement qu'il représente par rapport aux autres systèmes de filtration et de ses performances.
Exemple de décante externe sur aquasquale.com.
Le filtre à air est consitué d'une pompe à air (comme celle d'un buller), d'une canne terminée par un morceau de mousse de polyuréthane, et d'un tuyau à air introduit à la base de la canne, près de la mousse. Son principe de fonctionnement est très simple, puisqu'en mettant la pompe en marche, de l'air va être amené à la base de la canne à l'intérieur de celle-ci, et le simple fait que l'air va remonter à la surface dans la canne va générer un courant entrainant l'eau du bac à l'intérieur de la canne, la mousse ayant pour role de filtrer l'eau du bac des impuretés organiques.
Ce procédé peu couteux et très facile à mettre en place peut être tout à fait suffisant dans des bacs de petit volume tels que des bacs de quarantaine, des bacs hopital, ou même dans des bacs de grossissement. Le gros point négatif étant évidement que ce filtre ne dispose que d'une seule masse filtrante mécanique, le morceau de mousse de polyuréthane. Autre désavantage, le bruit que fait ce système de filtration...
Exemple de filtre à air sur aquasquale.com.
Le filtre sous sable est basé sur le même procédé que le filtre à air, sauf que cette fois, c'est le gravier qui fera office de masse de filtration, le but étant de faire circuler l'eau au traverser du gravier pour être ensuite rejetée en surface par la canne de rejet de la pompe. Concrètement, quelques centimètres au dessus de la surface du bac, l'aquariophile disposera une plaque en plastique rainurée ou trouée sur tout le fond, reliée dans un coin à un exhausteur. Le sable sera disposé ensuite sur la plaque de plastique, et le mouvement de l'eau sera initié soit par une pompe à air amenant de l'air dans le fond de l'exhausteur, soit par une pompe immergée fixée à l'extrémité supérieure de l'exhausteur.
Ce système possède cependant de nombreux désavantages, puisqu'une partie des déchets organiques finiront inmanquablement par colmater le gravier, et bien sur, un entretien de ce système n'est possible que si l'on refait la totalité du bac.
Exemple de filtre sous sable sur aquasquale.com.
Le filtre verticale interne est un système assez performant pour des bacs de petit volume. Il se plaque sur une des vitres de l'aquarium et la petite pompe de brassage dont il est constitué génère un courant qui force l'eau à passer au travers d'une ou plusieurs masses. Les systèmes les plus simples ne disposent que d'une seule masse mécanique, d'autres, plus élaborés, offrent plus de possibilités dans l'agencement des masses.
Il n'en reste pas moins que l'aquariophile est fort limité dans les options qui s'offrent à lui, même si la place réduite que prendra la pompe dans le bac la rend toute indiquée pour des bacs d'assez faible volume.
Un exemple de filtration verticale interne:

Le filtre vertical externe est sans doute le plus répendu des filtres. Il a en tout cas de quoi rivaliser avec le système à décantation, même si un peu plus couteux. L'eau du bac est amené dans une espèce de boîte noire située à l'extérieur du bac et ramenée dans celui-ci après traitement via une canne de rejet. Le fait que ce système soit extérieur au bac a permi aux constructeurs de favoriser l'efficacité au dépend de la taille de l'engin, offrant un grand nombre de possibilités à l'aquariophile.
Outre la pompe qui permettra de faire circuler l'eau au travers des masses filtrantes, l'intérieur de cette boite noire comprend bien souvent un "panier" dans lequel l'aquariophile placera les masses de son choix. La taille conséquente du panier permet de mettre une multitude de masses différentes offrant à l'aquariophile la possibilité de personnaliser son filtre à souhait. Les modèles les plus perfectionnés disposent en plus d'un thermoplongeur intégré au corps de la pompe.
De plus, l'entretien de ce type de filtre est grandement facilité par une série d'accessoires disponibles dans la majorité des commerces aquariophiles. Des robinnets "doubles" permettent de couper le débit de la pompe et de séparer la pompe des tuyaux d'arrivée et de rejet, permettant d'effectuer les entretiens au dessus d'un évier plutôt qu'au milieu du salon. L'utilisation d'un panier permet quant à elle d'accéder facilement aux masses filtrantes, favorisant le nettoyage de celles-ci, etc.
Un exemple de filtration verticale externe:

Le dernier point de ce paragraphe concerne l'entretien de la filtration. Il va de soi qu'un entretien minutieux et régulier permet de préserver l'efficacité de la filtration, et donc l'équilibre du bac.
De fait, un filtre mal entretenu verra son efficacité diminuer en raison du colmatage des masses filtrantes. Les deux principaux effets qui s'en suivront seront d'abord d'ordre esthétique pour le premier, puisque les particules organiques ne seront plus filtrées et se retrouveront dans le bac, mais le second est bien plus important encore, puisque les colonies de bactéries risquent de disparaitre par manque d'oxygène, rendant impossible le rôle de filtration biologique du filtre, avec toutes les conséquences néfastes qui s'en suivront.
Il convient donc de nettoyer régulièrement les masses mécaniques de notre filtre de manière à préserver l'efficacité générale de la filtration. Les masses biologiques doivent quant à elles être nettoyées le moins souvent possible, et ceci pour garantir des conditions optimales de vie aux bactéries du filtre. Pour cette même raison, il faut veiller à garder les masses biologiques dans l'eau du bac lors de l'entretien du filtre.
Ces derniers conseils closent le paragraphe concernant la filtration.
la décante interne propose un système simple, complet, peu couteux et relativement polyvalent de filtration. Elle est constituée d'un bac divisé en 3 compartiments collés le long d'une vitre de l'aquarium dans lequel l'eau circule grâce à une pompe immergée. Le premier compartiment contient traditionnelement un thermoplongeur, le second dispose d'une première série de masses filtrantes, et le dernier peut à la fois contenir une série de masses filtrantes et la pompe d'extraction.
Ce système équipe souvent les aquariums en kit et peut s'avérer suffisant pour la majorité des bacs d'un volume inférieur à 300L. Au-delà de ce volume, l'aquariophile devra sans doute doubler son dispositif et en disposer un à chaque extrémité du bac. Par contre, la place que nécéssite une telle installation ainsi que le côté inesthétique représentent les deux gros points noirs de ce système de filtration.
Exemple de décante interne sur aquasquale.com.
La décante externe est basée sur le même principe, mais située à l'extérieur du bac et réservée à de gros volume (>600L). On utilise dans ce cas une seconde cuve correspondant à 10% du volume de la cuve principale et située sous celle-ci. L'eau s'écoule depuis le bac vers la décante par un système de trop-plein par syphon par exemple, passe au travers des différents aménagements faits dans la décante (masses mécaniques, biologiques, thermoplongeur, etc) et est renvoyée vers le bac en fin de cycle via une puissante pompe de remontée.
Ce système très efficace offre une liberté d'aménagement infinie, puisque l'aquariophile aménage la cuve comme il l'entend, mais représente une logistique assez importante et un encombrement externe non négligeable. Cependant, pour les bacs de gros volumes, ce type de filtration est presque le seul à être exploitable, compte tenu du faible investissement qu'il représente par rapport aux autres systèmes de filtration et de ses performances.
Exemple de décante externe sur aquasquale.com.
Le filtre à air est consitué d'une pompe à air (comme celle d'un buller), d'une canne terminée par un morceau de mousse de polyuréthane, et d'un tuyau à air introduit à la base de la canne, près de la mousse. Son principe de fonctionnement est très simple, puisqu'en mettant la pompe en marche, de l'air va être amené à la base de la canne à l'intérieur de celle-ci, et le simple fait que l'air va remonter à la surface dans la canne va générer un courant entrainant l'eau du bac à l'intérieur de la canne, la mousse ayant pour role de filtrer l'eau du bac des impuretés organiques.
Ce procédé peu couteux et très facile à mettre en place peut être tout à fait suffisant dans des bacs de petit volume tels que des bacs de quarantaine, des bacs hopital, ou même dans des bacs de grossissement. Le gros point négatif étant évidement que ce filtre ne dispose que d'une seule masse filtrante mécanique, le morceau de mousse de polyuréthane. Autre désavantage, le bruit que fait ce système de filtration...
Exemple de filtre à air sur aquasquale.com.
Le filtre sous sable est basé sur le même procédé que le filtre à air, sauf que cette fois, c'est le gravier qui fera office de masse de filtration, le but étant de faire circuler l'eau au traverser du gravier pour être ensuite rejetée en surface par la canne de rejet de la pompe. Concrètement, quelques centimètres au dessus de la surface du bac, l'aquariophile disposera une plaque en plastique rainurée ou trouée sur tout le fond, reliée dans un coin à un exhausteur. Le sable sera disposé ensuite sur la plaque de plastique, et le mouvement de l'eau sera initié soit par une pompe à air amenant de l'air dans le fond de l'exhausteur, soit par une pompe immergée fixée à l'extrémité supérieure de l'exhausteur.
Ce système possède cependant de nombreux désavantages, puisqu'une partie des déchets organiques finiront inmanquablement par colmater le gravier, et bien sur, un entretien de ce système n'est possible que si l'on refait la totalité du bac.
Exemple de filtre sous sable sur aquasquale.com.
Le filtre verticale interne est un système assez performant pour des bacs de petit volume. Il se plaque sur une des vitres de l'aquarium et la petite pompe de brassage dont il est constitué génère un courant qui force l'eau à passer au travers d'une ou plusieurs masses. Les systèmes les plus simples ne disposent que d'une seule masse mécanique, d'autres, plus élaborés, offrent plus de possibilités dans l'agencement des masses.
Il n'en reste pas moins que l'aquariophile est fort limité dans les options qui s'offrent à lui, même si la place réduite que prendra la pompe dans le bac la rend toute indiquée pour des bacs d'assez faible volume.
Un exemple de filtration verticale interne:

Le filtre vertical externe est sans doute le plus répendu des filtres. Il a en tout cas de quoi rivaliser avec le système à décantation, même si un peu plus couteux. L'eau du bac est amené dans une espèce de boîte noire située à l'extérieur du bac et ramenée dans celui-ci après traitement via une canne de rejet. Le fait que ce système soit extérieur au bac a permi aux constructeurs de favoriser l'efficacité au dépend de la taille de l'engin, offrant un grand nombre de possibilités à l'aquariophile.
Outre la pompe qui permettra de faire circuler l'eau au travers des masses filtrantes, l'intérieur de cette boite noire comprend bien souvent un "panier" dans lequel l'aquariophile placera les masses de son choix. La taille conséquente du panier permet de mettre une multitude de masses différentes offrant à l'aquariophile la possibilité de personnaliser son filtre à souhait. Les modèles les plus perfectionnés disposent en plus d'un thermoplongeur intégré au corps de la pompe.
De plus, l'entretien de ce type de filtre est grandement facilité par une série d'accessoires disponibles dans la majorité des commerces aquariophiles. Des robinnets "doubles" permettent de couper le débit de la pompe et de séparer la pompe des tuyaux d'arrivée et de rejet, permettant d'effectuer les entretiens au dessus d'un évier plutôt qu'au milieu du salon. L'utilisation d'un panier permet quant à elle d'accéder facilement aux masses filtrantes, favorisant le nettoyage de celles-ci, etc.
Un exemple de filtration verticale externe:

Le dernier point de ce paragraphe concerne l'entretien de la filtration. Il va de soi qu'un entretien minutieux et régulier permet de préserver l'efficacité de la filtration, et donc l'équilibre du bac.
De fait, un filtre mal entretenu verra son efficacité diminuer en raison du colmatage des masses filtrantes. Les deux principaux effets qui s'en suivront seront d'abord d'ordre esthétique pour le premier, puisque les particules organiques ne seront plus filtrées et se retrouveront dans le bac, mais le second est bien plus important encore, puisque les colonies de bactéries risquent de disparaitre par manque d'oxygène, rendant impossible le rôle de filtration biologique du filtre, avec toutes les conséquences néfastes qui s'en suivront.
Il convient donc de nettoyer régulièrement les masses mécaniques de notre filtre de manière à préserver l'efficacité générale de la filtration. Les masses biologiques doivent quant à elles être nettoyées le moins souvent possible, et ceci pour garantir des conditions optimales de vie aux bactéries du filtre. Pour cette même raison, il faut veiller à garder les masses biologiques dans l'eau du bac lors de l'entretien du filtre.
Ces derniers conseils closent le paragraphe concernant la filtration.
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 31 janv. 2007, 15:07, modifié 3 fois.
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
- TeTRaM78
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Le chauffage
3. Le chauffage et la température
La température dans le bac est aussi importante que la filtration, puisque les poissons sont des animaux à sang froid. La température de leur corps dépend donc directement de la température de leur milieu de vie, et dans la majorité des cas, les plages tolérées sont assez restreintes. Il faut aussi savoir que la température a un rapport direct sur le métabolisme du poisson, et donc sur son espérance de vie.
L'aquariophile devra donc dans la plupart des cas se soucier d'augmenter la température de son eau pour l'amener à celle nécéssaire pour ses poissons, mais dans certains cas (fortes chaleurs par exemple), le problème inverse se posera. Il n'est pas rare de voir monter la température du bac à des 29°C ou 30°C dans le sud de la France, ou même ailleurs, en cas de forte chaleur.
Pour chauffer ou maintenir l'eau à une certaine température, un chauffage et une thermostat sont nécéssaires. Les constrcteurs aquariophiles offrent actuellement des composés "deux en un" comprenant à la fois le chauffage et le thermostat dans un même et unique objet: le thermoplongeur.

La puissance des thermoplongeurs est variable en fonction des modèles et va de 25W pour les plus petits à 300W pour les plus grosses pièces. Le choix de la puissance de l'appareil se fait en fonction de la règle suivante:
1Watt/Litre si la différence entre la température ambiante et celle de l'eau est inférieure à 10°C,
1,5Watt/Litre si la différence entre la température ambiante et celle de l'eau est inférieure à 15°C,
2Watt/Litre si la différence entre la température ambiante et celle de l'eau est inférieure à 20°C
Petit rappel et précautions lors de l'utilisation d'un thermoplongeur:
Le fait que le chauffage soit couplé à un thermostat implique qu'il se coupera automatiquement une fois la température désirée atteinte. Il est donc inutile de le couper en cas de chaleur plus élevée, puisque la température de l'eau ne résulte pas de l'action du thermoplongeur, mais de la température ambiante de la pièce. Couper un thermoplongeur comporte par contre un risque non négligeable, puisque il est fort probable que la nuit, la température diminue fortement, faisant subir aux poissons de fortes variations de température.
Voici enfin quelques précautions d'emplois pour terminer ce chapitre concernant les thermoplongeurs. Ces appareils sont souvent constitués de résistances électriques maintenues sous vide dans une cloche de verre. Les températures que le verre peut atteindre hors de l'eau sont très élevées. Il convient donc de ne jamais laisser un thermoplongeur sous tension hors de l'eau. Pire encore serait de plonger le thermoplongeur dans l'eau, après l'avoir laissé fonctionner hors de l'eau. Celui-ci éclaterait tout simplement.
Enfin, il vaut toujours mieux disposer de deux thermoplongeurs différents diffusant trop que trop peu, de manière à s'assurer un minimum si l'un des deux appareil venait à tomber en panne.
Certains aquariophiles utilisent à tord les cordons chauffants comme système de chauffage d'un bac. Ce procédé est utilisé pour favoriser la pousse des plantes à condition que la puissance ne soit par trop élevée (0,1W/L) et doit en tout cas être couplé avec un système de chauffage par thermoplongeur.
Dans le cas inverse ou l'aquariophile serait amené à trouver une solution pour diminuer la température de son bac, il devra faire appel à d'autres procédés, plus ou moins couteux en fonction de ses choix.
Voici en tout cas ce qu'il ne faut pas faire:
- débrancher le thermoplongeur (pour les raisons expliquées plus haut)
- verser de l'eau fraiche (risque de choc pour les poissons)
- verser des glaçons directement dans le bac (risque de choc au contact de ceux-ci pour les poissons)
D'une manière générale, tout système faisant diminuer d'un coup de plusieurs degrés sans garanties sur la longueur est à proscrire.
Ce qu'on peut toujours faire, c'est essayer de limiter la chaleur dégagée par les différents composants du bac, et entre autre celle dégagée par les ballasts de l'éclairage, puisqu'un ballast dégage la moitié de la puissance du tube sous forme de chaleur. Un ballast de 20W dégagera 10W sous forme de chaleur, autant de chaleur qu'il est possible de diffuser ailleurs que dans l'eau du bac en disposant les ballasts suffisament loin de l'eau.
Il existe une méthode "pro", très efficace, mais très couteuse, qui consiste à utiliser un groupe froid ou climatiseur pour diminuer et maintenir la température de l'eau à un certain degré. Par contre, ce système est très couteux, consomme beaucoup et dégage énormément de chaleurs. Autant de points qui l'excluent dans les cas les plus fréquents.
La methode "artisanale" la plus efficace consiste à placer un ventilateur de PC sur la galerie et orienter le souffle vers la surface du bac. Il en résultera une évaporation, et comme on peut le lire sur le portail de l'association:
Attention que le désavantage de ce système est qu'il génère une forte évaporation à laquelle il faudra veiller pour éviter de modifier trop fortement les paramètres physicochimiques de l'eau.
Exemple de refroidisseur artisanale sur aquasquale.com
La température dans le bac est aussi importante que la filtration, puisque les poissons sont des animaux à sang froid. La température de leur corps dépend donc directement de la température de leur milieu de vie, et dans la majorité des cas, les plages tolérées sont assez restreintes. Il faut aussi savoir que la température a un rapport direct sur le métabolisme du poisson, et donc sur son espérance de vie.
L'aquariophile devra donc dans la plupart des cas se soucier d'augmenter la température de son eau pour l'amener à celle nécéssaire pour ses poissons, mais dans certains cas (fortes chaleurs par exemple), le problème inverse se posera. Il n'est pas rare de voir monter la température du bac à des 29°C ou 30°C dans le sud de la France, ou même ailleurs, en cas de forte chaleur.
Pour chauffer ou maintenir l'eau à une certaine température, un chauffage et une thermostat sont nécéssaires. Les constrcteurs aquariophiles offrent actuellement des composés "deux en un" comprenant à la fois le chauffage et le thermostat dans un même et unique objet: le thermoplongeur.

La puissance des thermoplongeurs est variable en fonction des modèles et va de 25W pour les plus petits à 300W pour les plus grosses pièces. Le choix de la puissance de l'appareil se fait en fonction de la règle suivante:
1Watt/Litre si la différence entre la température ambiante et celle de l'eau est inférieure à 10°C,
1,5Watt/Litre si la différence entre la température ambiante et celle de l'eau est inférieure à 15°C,
2Watt/Litre si la différence entre la température ambiante et celle de l'eau est inférieure à 20°C
Petit rappel et précautions lors de l'utilisation d'un thermoplongeur:
Le fait que le chauffage soit couplé à un thermostat implique qu'il se coupera automatiquement une fois la température désirée atteinte. Il est donc inutile de le couper en cas de chaleur plus élevée, puisque la température de l'eau ne résulte pas de l'action du thermoplongeur, mais de la température ambiante de la pièce. Couper un thermoplongeur comporte par contre un risque non négligeable, puisque il est fort probable que la nuit, la température diminue fortement, faisant subir aux poissons de fortes variations de température.
Voici enfin quelques précautions d'emplois pour terminer ce chapitre concernant les thermoplongeurs. Ces appareils sont souvent constitués de résistances électriques maintenues sous vide dans une cloche de verre. Les températures que le verre peut atteindre hors de l'eau sont très élevées. Il convient donc de ne jamais laisser un thermoplongeur sous tension hors de l'eau. Pire encore serait de plonger le thermoplongeur dans l'eau, après l'avoir laissé fonctionner hors de l'eau. Celui-ci éclaterait tout simplement.
Enfin, il vaut toujours mieux disposer de deux thermoplongeurs différents diffusant trop que trop peu, de manière à s'assurer un minimum si l'un des deux appareil venait à tomber en panne.
Certains aquariophiles utilisent à tord les cordons chauffants comme système de chauffage d'un bac. Ce procédé est utilisé pour favoriser la pousse des plantes à condition que la puissance ne soit par trop élevée (0,1W/L) et doit en tout cas être couplé avec un système de chauffage par thermoplongeur.
Dans le cas inverse ou l'aquariophile serait amené à trouver une solution pour diminuer la température de son bac, il devra faire appel à d'autres procédés, plus ou moins couteux en fonction de ses choix.
Voici en tout cas ce qu'il ne faut pas faire:
- débrancher le thermoplongeur (pour les raisons expliquées plus haut)
- verser de l'eau fraiche (risque de choc pour les poissons)
- verser des glaçons directement dans le bac (risque de choc au contact de ceux-ci pour les poissons)
D'une manière générale, tout système faisant diminuer d'un coup de plusieurs degrés sans garanties sur la longueur est à proscrire.
Ce qu'on peut toujours faire, c'est essayer de limiter la chaleur dégagée par les différents composants du bac, et entre autre celle dégagée par les ballasts de l'éclairage, puisqu'un ballast dégage la moitié de la puissance du tube sous forme de chaleur. Un ballast de 20W dégagera 10W sous forme de chaleur, autant de chaleur qu'il est possible de diffuser ailleurs que dans l'eau du bac en disposant les ballasts suffisament loin de l'eau.
Il existe une méthode "pro", très efficace, mais très couteuse, qui consiste à utiliser un groupe froid ou climatiseur pour diminuer et maintenir la température de l'eau à un certain degré. Par contre, ce système est très couteux, consomme beaucoup et dégage énormément de chaleurs. Autant de points qui l'excluent dans les cas les plus fréquents.
La methode "artisanale" la plus efficace consiste à placer un ventilateur de PC sur la galerie et orienter le souffle vers la surface du bac. Il en résultera une évaporation, et comme on peut le lire sur le portail de l'association:
Ce système, très facile à mettre en place, permet de faire diminuer sensiblement la température du bac, parfois même de plusieurs degrés en dessous de la température ambiante.Pour s'évaporer, une molécule d'eau va avoir besoin de beaucoup d'énergie (énergie nécessaire pour modifier la structure atomique de la molécule d'eau, la rendant ainsi de l'état liquide à l'état gazeux). Cette énergie est empruntée au milieu, donc dans notre cas au bac...
L'énergie absorbée par une molécule d'eau pour s'évaporer est environ 6 fois plus importante que l'énergie nécessaire pour chauffer cette même molécule d'eau de 0 à 100°C.
Attention que le désavantage de ce système est qu'il génère une forte évaporation à laquelle il faudra veiller pour éviter de modifier trop fortement les paramètres physicochimiques de l'eau.
Exemple de refroidisseur artisanale sur aquasquale.com
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 31 janv. 2007, 15:07, modifié 4 fois.
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
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L'éclairage: principes de base
4. L'éclairage: principes de base
L'éclairage dans un aquarium ne sert pas uniquement faire ressortir les couleurs des poissons. Et pour cause! En fonction des bacs et des goûts des aquariophiles, on observe une plus ou moins grante variété d'être vivants dans les bacs, allant des poissons aux crustacés, en passant par les végétaux. Certains bacs d'ailleurs ressemblent plus à des jardins qu'à une pièce d'eau. Dans ces bacs, les poissons, très discrets, servent plus à faire ressortir la végétation et font plutôt office d'accessoires. Ces bacs sont ce que l'on appelle des bacs hollandais. Dans ces bacs, mais aussi dans les bacs moins plantés, l'éclairage représente un aspect primordial de la réussite et de l'équilibre du bac.
La multitude de bacs (biotopes, formes, dimensions, etc) explique la multitude de type d'éclairages disponibles sur le marché. On parle de tubes fluorescents, de lampes à vapeur de mercure, de lampes HQI, de spectre, de rendu de couleurs, de température de couleurs. Autant d'aspects et de termes qui nécéssitent une explication si l'on veut comprendre et faire un choix en fonction de nos envies et des besoins de notre bac.
Les plantes ont besoin de lumière pour vivre, puisqu'elles l'utilisent pour générer des molécules riches en énergie utilisables pour leur métabolisme (c'est le principe de photosynthèse). Le but de l'aquariophile est donc de fournir à ses plantes une lumière se rapprochant le plus possible de la lumière du soleil pour favoriser la croissance des plantes. Cette contrainte exclut la possibilité d'utiliser des éclairages standards, qui dispose souvent d'un spectre non continu, d'un IRC (rendu de couleur) médiocre et d'une température de couleur pas toujours adaptée, obligeant donc l'aquariophile à se tourner vers les systèmes réservés à l'aquariophilie.
La notion de spectre s'explique de la manière suivante. La majorité des plantes sont vertes, c'est-à-dire qu'elles absorbent toutes les composantes coulorées de la lumière blanche, sauf le vert. Il faut donc utiliser une source de lumière qui émette dans toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, mais le moins possible dans le vert. Cette constatation s'explique par le fait que le vert n'est que très peu utilisé par la photosynthèse de la plupart des plantes, au contraire d'autres couleurs comme le rouge, le bleu ou encore l'orange. Le spectre donne donc une idée de son utilité dans un aquarium, puisque plus il est large, riche et puissant sur les couleurs rouge, orange ou bleu, plus il sera adapté aux plantes.

L'IRC, ou indice de rendu de couleur, est la capacité d'une source lumineuse à restituer les différentes couleurs du spectre visible sans en modifier les teintes. Cet indice varie de 1 à 100, qui correspond à une lumière blanche ayant le même spectre que celui de la lumière solaire. A titre d'information, les tubes fluorescents varient de 60 à 90, tandis que les ampoules HQI ont un IRC allant de 60 à 95. Le but en aquariophilie est de disposer d'un éclairage ayant un IRC supérieur à 80 et le plus proche possible de la perfection. Il faut de plus savoir que l'IRC d'une source lumineuse dépend directement de sa température de couleur. Les différents IRC sont classés par gamme: 1A = IRC>=90, 1B = 80<IRC<89, 2A = 70<IRC79, 2B = 60<IRC69, 3 = 40<IRC59, 4 = IRC<39. Il faut évidemment préférer un IRC de catégorie 1A, et en tout cas ne jamais descendre en dessous de la gamme 1B.
La température de couleur évoquée ci-dessus est un autre indice important à prendre en compte dans le choix d'une source lumineuse, puisqu'elle permet de déterminer la couleur dominante d'une source de lumière blanche. Elle est mesurée en degré Kelvin (K) et peut varier entre 2000K (couleur rouge orangé d'un soleil couchant) à 10000K (blanc bleuté d'un ciel boréal). Un éclairage neutre (Daylight) dispose d'une température de couleur allant de 6000K à 7000K, celle de la lumière solaire étant de 6500K à peu près (en fonction des conditions climatiques). Ici encore, il sera important de se rapprocher de cette valeur de référence.

L'éclairage dans un aquarium ne sert pas uniquement faire ressortir les couleurs des poissons. Et pour cause! En fonction des bacs et des goûts des aquariophiles, on observe une plus ou moins grante variété d'être vivants dans les bacs, allant des poissons aux crustacés, en passant par les végétaux. Certains bacs d'ailleurs ressemblent plus à des jardins qu'à une pièce d'eau. Dans ces bacs, les poissons, très discrets, servent plus à faire ressortir la végétation et font plutôt office d'accessoires. Ces bacs sont ce que l'on appelle des bacs hollandais. Dans ces bacs, mais aussi dans les bacs moins plantés, l'éclairage représente un aspect primordial de la réussite et de l'équilibre du bac.
La multitude de bacs (biotopes, formes, dimensions, etc) explique la multitude de type d'éclairages disponibles sur le marché. On parle de tubes fluorescents, de lampes à vapeur de mercure, de lampes HQI, de spectre, de rendu de couleurs, de température de couleurs. Autant d'aspects et de termes qui nécéssitent une explication si l'on veut comprendre et faire un choix en fonction de nos envies et des besoins de notre bac.
Les plantes ont besoin de lumière pour vivre, puisqu'elles l'utilisent pour générer des molécules riches en énergie utilisables pour leur métabolisme (c'est le principe de photosynthèse). Le but de l'aquariophile est donc de fournir à ses plantes une lumière se rapprochant le plus possible de la lumière du soleil pour favoriser la croissance des plantes. Cette contrainte exclut la possibilité d'utiliser des éclairages standards, qui dispose souvent d'un spectre non continu, d'un IRC (rendu de couleur) médiocre et d'une température de couleur pas toujours adaptée, obligeant donc l'aquariophile à se tourner vers les systèmes réservés à l'aquariophilie.
La notion de spectre s'explique de la manière suivante. La majorité des plantes sont vertes, c'est-à-dire qu'elles absorbent toutes les composantes coulorées de la lumière blanche, sauf le vert. Il faut donc utiliser une source de lumière qui émette dans toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, mais le moins possible dans le vert. Cette constatation s'explique par le fait que le vert n'est que très peu utilisé par la photosynthèse de la plupart des plantes, au contraire d'autres couleurs comme le rouge, le bleu ou encore l'orange. Le spectre donne donc une idée de son utilité dans un aquarium, puisque plus il est large, riche et puissant sur les couleurs rouge, orange ou bleu, plus il sera adapté aux plantes.
L'IRC, ou indice de rendu de couleur, est la capacité d'une source lumineuse à restituer les différentes couleurs du spectre visible sans en modifier les teintes. Cet indice varie de 1 à 100, qui correspond à une lumière blanche ayant le même spectre que celui de la lumière solaire. A titre d'information, les tubes fluorescents varient de 60 à 90, tandis que les ampoules HQI ont un IRC allant de 60 à 95. Le but en aquariophilie est de disposer d'un éclairage ayant un IRC supérieur à 80 et le plus proche possible de la perfection. Il faut de plus savoir que l'IRC d'une source lumineuse dépend directement de sa température de couleur. Les différents IRC sont classés par gamme: 1A = IRC>=90, 1B = 80<IRC<89, 2A = 70<IRC79, 2B = 60<IRC69, 3 = 40<IRC59, 4 = IRC<39. Il faut évidemment préférer un IRC de catégorie 1A, et en tout cas ne jamais descendre en dessous de la gamme 1B.
La température de couleur évoquée ci-dessus est un autre indice important à prendre en compte dans le choix d'une source lumineuse, puisqu'elle permet de déterminer la couleur dominante d'une source de lumière blanche. Elle est mesurée en degré Kelvin (K) et peut varier entre 2000K (couleur rouge orangé d'un soleil couchant) à 10000K (blanc bleuté d'un ciel boréal). Un éclairage neutre (Daylight) dispose d'une température de couleur allant de 6000K à 7000K, celle de la lumière solaire étant de 6500K à peu près (en fonction des conditions climatiques). Ici encore, il sera important de se rapprocher de cette valeur de référence.
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 26 avr. 2006, 14:45, modifié 4 fois.
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
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L'éclairage: différents procédés
Nous avons mentionné plus haut qu'il existait plusieurs types de sources lumineuses exploitables en aquariophilie. Nous allons les reprendre une à une, en détaillant leurs avantages, leurs inconvénients et aussi leurs limites.
Les tubes fluos T8 (diamètre 26mm) constituent la source lumineuse la plus courante en aquariophilie. Elle est suffisante dans la plupart des cas et pour la plupart des besoins. De plus, il existe une grande gamme de tubes proposés par divers fabricants, balayant des températures de couleurs assez larges pour des IRC respectables. De plus, l'installation requise pour des tubes fluo T8 est assez peu couteuse et facile à mettre en place.
Il est encore important de noter ici que la puissance d'un tube fluo (T8 comme T5) est limitée par sa longueur. Par exemple, un bac de 80cm de façade pourra acceuillir des tubes T8 de maximum 60 cm, qui ont une puissance de 18 watts. L'aquariophile qui voudra disposer de 50W dans son bac devra donc choisir entre une composition de 2 tubes de 60cm (36 watts) ou 3 tubes de 60cm (54 watts).
Les tailles les plus courantes sont les suivantes:
28 cm --> 8W
45 cm --> 15W
60 cm --> 18W
75 cm --> 25W
90 cm --> 30W
120 cm --> 36W
150 cm --> 58W
Le montage d'un tube fluo se fait de la manière suivante:

Pour placer un tube, l'aquariophile devra donc disposer du tube en question, d'un ballast, d'un starter, d'une paire de douilles étanches et des différents cables nécéssaires pour connecter les éléments ensemble.
Différents articles (comme celui-ci sur aquasquale.com) donnent une idée de la manière dont il faut s'y prendre pour réaliser soi-même une galerie adaptée à ses besoins.
Cependant, la limite de ces tubes est assez vite atteinte, lorsqu'on a un bac de gros volume, une hauteur d'eau supérieure à 60cm ou un gros besoin de puissance. La limite de la hauteur d'eau s'explique par le fait que la puissance des tubes est relativement faible et qu'une hauteur d'eau importante empèchera le flux lumineux d'atteindre le sol. Les plantes basses ou la la partie inférieure des plantes ne disposera donc pas de la luminosité nécéssaire à son développement. C'est cette même puissance lumineuse qui explique les deux autres limites. Un gros bac nécéssitera beaucoup de lumière, et la multiplication des installations fluos posera plus de problèmes qu'autre chose (consommation, chaleur, multiplication des ballasts, etc).
Les T8 sont donc réservés à de petits bacs, ou à des bacs nécéssitant peu de lumière.
Les tubes T5 (diamètre de 16mm) fonctionnent sur le même principe que leurs cousins T8, sauf qu'ils coûtent plus chers, mais comparativement consoment moins, prennent moins de place et dégagent plus de lumière que les T8. Leurs limites sont identiques à celles des T8, même si un petit peu moins rapidement atteintes. De plus, il sont relativement difficile à trouver en commerces hors VPC.
Un dernier point avant de clore le chapitre des tubes fluos concernant la durée de vie des tubes. Même si le fabricant indique un nombre d'heures théorique, il est indispensable de changer les tubes tous les ans. En effet, l'usure est particulièrement importante et modifie le rendement des tubes. Si ces changements sont presque invisibles à l'oeil humain (quoi que, le scintillement d'un vieux tube provoque une fatigue de l'oeil incontestable), elle est autrement perceptible en aquarium, favorisant l'apparition d'algues, au détriment des plantes. Attention cependant à ne pas changer tous les tubes d'un coup.
Les lampes HQL offrent un degré supplémentaire dans la puissance et la qualité de la lumière apportée au bac. Ces lampes à vapeur de mercure conviennet parfaitement à la pousse des plantes, mais nécéssitent de fonctionner avec un bac ouvert, puisqu'elles se situent 30 cm au dessus de la surface de l'eau. Par contre, leur principal défaut résulte dans leur température de couleur qui tourne aux alentours des 4200K.
Exemple d'éclairage avec des lampes HQL:

(http://www.ivanov.ch)
On remarque bien sur cette photo la température de couleur typique des HQL qui tourne vers le jaune.
Ces lampes ont été depuis longtemps dépassées par les lampes HQI, qui sont le must en matière d'éclairage. Ce sont des lampes aux halogénures métalliques. Malgré le fait qu'elles impliquent elles aussi un aquarium ouvert, elles offrent des gammes de puissance beaucoup plus larges (de 70 à 1000 watts) et une température de couleur adéquate (6300K à 11500K). De plus, elles ont une très longue durée de vie, et leur puissance permet d'éclaire profondément et sur une longueur respectable. Pour exemple, une ampoule de 150W est parfaitement adaptée pour éclairer sur une longeur de 1 m et une profondeur de 70cm.
Exemple de spot HQI à suspendre:

(http://www.ivanov.ch)
Par contre, il faut bien que ces petites merveilles aient un inconvénient majeur, leur prix: un projecteur HQI de 70W coutera une 100aine d'euros à l'aquariophile...
Si vous vous sentez l'âme d'un bricoleur fortuné, vous pourrez constituer vous-mêmes votre galerie HQI grâce à ces deux articles (article 1 et article 2)
Dans tous les cas, il existe des réflecteurs adaptés aux différents modes d'éclairages. Ils ont souvent constitués d'une feuille d'aluminum qu'on fixe au-dessus de l'ampoule ou du tube, ce qui permet de rediriger les rayons émis vers le haut vers l'eau du bac. Il est important de noter que ces réflecteurs ne permettent pas d'augmenter la puissance lumineuse, mais de limiter la perte.
La suivante grosse question à se poser concerne la puissance dont on a besoin dans un bac. Plusieures règles existent, la plus simple étant celle-ci:
Enfin, il convient de parler de la durée d'éclairage. Il est important d'éclairer en continu pour préserver le cycle naturel du jour et de la nuit. Une durée d'éclairage comprise entre 9h et 12h par jour est adaptée à presque tous nos bacs. Petit détail concernant la durée, il ne sert à rien d'éclairer plus longtemps pour tenter de compenser un éclairage insuffisant.
Petit lien interessant donnant une idée des rendus de certains types d'éclairage souvent utilisés.
Les tubes fluos T8 (diamètre 26mm) constituent la source lumineuse la plus courante en aquariophilie. Elle est suffisante dans la plupart des cas et pour la plupart des besoins. De plus, il existe une grande gamme de tubes proposés par divers fabricants, balayant des températures de couleurs assez larges pour des IRC respectables. De plus, l'installation requise pour des tubes fluo T8 est assez peu couteuse et facile à mettre en place.
Il est encore important de noter ici que la puissance d'un tube fluo (T8 comme T5) est limitée par sa longueur. Par exemple, un bac de 80cm de façade pourra acceuillir des tubes T8 de maximum 60 cm, qui ont une puissance de 18 watts. L'aquariophile qui voudra disposer de 50W dans son bac devra donc choisir entre une composition de 2 tubes de 60cm (36 watts) ou 3 tubes de 60cm (54 watts).
Les tailles les plus courantes sont les suivantes:
28 cm --> 8W
45 cm --> 15W
60 cm --> 18W
75 cm --> 25W
90 cm --> 30W
120 cm --> 36W
150 cm --> 58W
Le montage d'un tube fluo se fait de la manière suivante:

Pour placer un tube, l'aquariophile devra donc disposer du tube en question, d'un ballast, d'un starter, d'une paire de douilles étanches et des différents cables nécéssaires pour connecter les éléments ensemble.
Différents articles (comme celui-ci sur aquasquale.com) donnent une idée de la manière dont il faut s'y prendre pour réaliser soi-même une galerie adaptée à ses besoins.
Cependant, la limite de ces tubes est assez vite atteinte, lorsqu'on a un bac de gros volume, une hauteur d'eau supérieure à 60cm ou un gros besoin de puissance. La limite de la hauteur d'eau s'explique par le fait que la puissance des tubes est relativement faible et qu'une hauteur d'eau importante empèchera le flux lumineux d'atteindre le sol. Les plantes basses ou la la partie inférieure des plantes ne disposera donc pas de la luminosité nécéssaire à son développement. C'est cette même puissance lumineuse qui explique les deux autres limites. Un gros bac nécéssitera beaucoup de lumière, et la multiplication des installations fluos posera plus de problèmes qu'autre chose (consommation, chaleur, multiplication des ballasts, etc).
Les T8 sont donc réservés à de petits bacs, ou à des bacs nécéssitant peu de lumière.
Les tubes T5 (diamètre de 16mm) fonctionnent sur le même principe que leurs cousins T8, sauf qu'ils coûtent plus chers, mais comparativement consoment moins, prennent moins de place et dégagent plus de lumière que les T8. Leurs limites sont identiques à celles des T8, même si un petit peu moins rapidement atteintes. De plus, il sont relativement difficile à trouver en commerces hors VPC.
Un dernier point avant de clore le chapitre des tubes fluos concernant la durée de vie des tubes. Même si le fabricant indique un nombre d'heures théorique, il est indispensable de changer les tubes tous les ans. En effet, l'usure est particulièrement importante et modifie le rendement des tubes. Si ces changements sont presque invisibles à l'oeil humain (quoi que, le scintillement d'un vieux tube provoque une fatigue de l'oeil incontestable), elle est autrement perceptible en aquarium, favorisant l'apparition d'algues, au détriment des plantes. Attention cependant à ne pas changer tous les tubes d'un coup.
Les lampes HQL offrent un degré supplémentaire dans la puissance et la qualité de la lumière apportée au bac. Ces lampes à vapeur de mercure conviennet parfaitement à la pousse des plantes, mais nécéssitent de fonctionner avec un bac ouvert, puisqu'elles se situent 30 cm au dessus de la surface de l'eau. Par contre, leur principal défaut résulte dans leur température de couleur qui tourne aux alentours des 4200K.
Exemple d'éclairage avec des lampes HQL:

(http://www.ivanov.ch)
On remarque bien sur cette photo la température de couleur typique des HQL qui tourne vers le jaune.
Ces lampes ont été depuis longtemps dépassées par les lampes HQI, qui sont le must en matière d'éclairage. Ce sont des lampes aux halogénures métalliques. Malgré le fait qu'elles impliquent elles aussi un aquarium ouvert, elles offrent des gammes de puissance beaucoup plus larges (de 70 à 1000 watts) et une température de couleur adéquate (6300K à 11500K). De plus, elles ont une très longue durée de vie, et leur puissance permet d'éclaire profondément et sur une longueur respectable. Pour exemple, une ampoule de 150W est parfaitement adaptée pour éclairer sur une longeur de 1 m et une profondeur de 70cm.
Exemple de spot HQI à suspendre:

(http://www.ivanov.ch)
Par contre, il faut bien que ces petites merveilles aient un inconvénient majeur, leur prix: un projecteur HQI de 70W coutera une 100aine d'euros à l'aquariophile...
Si vous vous sentez l'âme d'un bricoleur fortuné, vous pourrez constituer vous-mêmes votre galerie HQI grâce à ces deux articles (article 1 et article 2)
Dans tous les cas, il existe des réflecteurs adaptés aux différents modes d'éclairages. Ils ont souvent constitués d'une feuille d'aluminum qu'on fixe au-dessus de l'ampoule ou du tube, ce qui permet de rediriger les rayons émis vers le haut vers l'eau du bac. Il est important de noter que ces réflecteurs ne permettent pas d'augmenter la puissance lumineuse, mais de limiter la perte.
La suivante grosse question à se poser concerne la puissance dont on a besoin dans un bac. Plusieures règles existent, la plus simple étant celle-ci:
Cette règle est suffisante dans beaucoup de cas, même si certains s'entendent sur le fait que la puissance ne doit pas être calculée sur base des watts (puissance électrique) d'une source lumineuse, mais sur base des lumens émis (puissance lumineuse). Dans ce cas, il s'agit de compter selon cette règle:* 1 watt pour 1 litre d'eau - éclairage très intense
* 1 watt pour 2 litres d'eau - éclairage intense
* 1 watt pour 3 litres d'eau - éclairage moyen
* 1 watt pour 4 litres d'eau - éclairage faible
* plus de 40 lumens pour 1 litre d'eau - éclairage très intense
* 30 à 40 lumens pour 1 litre d'eau - éclairage intense
* 20 à 30 lumens pour 1 litre d'eau - éclairage moyen
* moins de 20 pour 1 litre d'eau - éclairage faible
Enfin, il convient de parler de la durée d'éclairage. Il est important d'éclairer en continu pour préserver le cycle naturel du jour et de la nuit. Une durée d'éclairage comprise entre 9h et 12h par jour est adaptée à presque tous nos bacs. Petit détail concernant la durée, il ne sert à rien d'éclairer plus longtemps pour tenter de compenser un éclairage insuffisant.
Petit lien interessant donnant une idée des rendus de certains types d'éclairage souvent utilisés.
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 31 janv. 2007, 15:08, modifié 5 fois.
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
- TeTRaM78
- Coelacanthe

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Le bulleur
5. Le bulleur
Un bulleur est une petite pompe à air reliée à un diffuseur (en bois, en céramique, en pierre poreuse) par un tuyau à air. Les pompes les plus simples disposent d'une sortie d'air et ne permettent pas de régler le débit de sortie, tandis que les plus sophistiquées porposent plusieures sorties différentes permettant d'alimenter plusieurs diffuseurs, avec un système de réglage du débit d'air.


L'utilisation d'un bulleur dans un bac a plusieurs effets directs et indirects sur l'eau du bac, effets qui le rendent inutile, voir même quarrément nuisible dans pas mal de situations:
- premier effet direct, il oxygène l'eau du bac. Or, dans la majorité des bacs plantés (même assez peu), la quantité d'oxygène nécéssaire à la survie des poissons est déjà fournie par les plantes. L'oxygénation du bulleur est donc inutile.
- second effet direct, il crée des remous et de ce fait dégaze ce trop précieux gaz qu'est le CO2, indispensable à une bonne croissance des plantes.
- troisième effet, indirect cette fois, le dégazage de CO2 engendré par le bulleur provoque une augmentation du pH du bac (ce phénomène sera expliqué plus loin).
Ces trois effets indiquent donc bien que dans un bac planté, l'utilisation d'un bulleur est à proscrire, en tout cas si cette utilisation est permanente.
Dans les bacs peu ou non plantés (biotopes africains par exemple), l'utilisation d'un bulleur et la suite de conséquences qu'il provoque sur l'équilibre du bac peut être avantageusement remplacée par l'astuce suivante: créer un léger remou en surface en orientant la tête de rejet de la filtration vers la surface.
Par contre, il est en effet important d'avoir un bulleur à disposition, parce qu'il a une action indéniable sur nos bacs et qui peut s'avérer d'une grande aide dans certaines situations:
- en cas de pic de polution (NO2 > 0), l'ajout d'un bulleur permet de favoriser les réactions d'oxydations qui permettent de transformer les nitrites en nitrates. Cette mesure, en plus de quelques autres, permet de revenir rapidement à une situation acceptable pour les poissons et les aide à supporter le pic de polution qui peut leur être fatal si ils ne sont pas assistés.
- en cas de forte chaleur, l'utilisation d'un buller permet de diminuer de quelques degrés la température d'un bac, de la même manière que l'utilisation d'un ventilateur (voir chapitre sur la température)
- si on se rend compte que les poissons passent anormalement beaucoup de temps en surface à piper l'air, c'est qu'il y a pénurie d'oxygène dans le bac. L'utilisation d'un bulleur permet de remédier rapidement à cette situation.
Certains aquariophiles trouvent un côté esthétique aux bulleurs, qu'ils se rendent bien compte de leurs impacts sur leurs bacs et sur leurs poissons avant de décider de l'utiliser.
Un bulleur est une petite pompe à air reliée à un diffuseur (en bois, en céramique, en pierre poreuse) par un tuyau à air. Les pompes les plus simples disposent d'une sortie d'air et ne permettent pas de régler le débit de sortie, tandis que les plus sophistiquées porposent plusieures sorties différentes permettant d'alimenter plusieurs diffuseurs, avec un système de réglage du débit d'air.


L'utilisation d'un bulleur dans un bac a plusieurs effets directs et indirects sur l'eau du bac, effets qui le rendent inutile, voir même quarrément nuisible dans pas mal de situations:
- premier effet direct, il oxygène l'eau du bac. Or, dans la majorité des bacs plantés (même assez peu), la quantité d'oxygène nécéssaire à la survie des poissons est déjà fournie par les plantes. L'oxygénation du bulleur est donc inutile.
- second effet direct, il crée des remous et de ce fait dégaze ce trop précieux gaz qu'est le CO2, indispensable à une bonne croissance des plantes.
- troisième effet, indirect cette fois, le dégazage de CO2 engendré par le bulleur provoque une augmentation du pH du bac (ce phénomène sera expliqué plus loin).
Ces trois effets indiquent donc bien que dans un bac planté, l'utilisation d'un bulleur est à proscrire, en tout cas si cette utilisation est permanente.
Dans les bacs peu ou non plantés (biotopes africains par exemple), l'utilisation d'un bulleur et la suite de conséquences qu'il provoque sur l'équilibre du bac peut être avantageusement remplacée par l'astuce suivante: créer un léger remou en surface en orientant la tête de rejet de la filtration vers la surface.
Par contre, il est en effet important d'avoir un bulleur à disposition, parce qu'il a une action indéniable sur nos bacs et qui peut s'avérer d'une grande aide dans certaines situations:
- en cas de pic de polution (NO2 > 0), l'ajout d'un bulleur permet de favoriser les réactions d'oxydations qui permettent de transformer les nitrites en nitrates. Cette mesure, en plus de quelques autres, permet de revenir rapidement à une situation acceptable pour les poissons et les aide à supporter le pic de polution qui peut leur être fatal si ils ne sont pas assistés.
- en cas de forte chaleur, l'utilisation d'un buller permet de diminuer de quelques degrés la température d'un bac, de la même manière que l'utilisation d'un ventilateur (voir chapitre sur la température)
- si on se rend compte que les poissons passent anormalement beaucoup de temps en surface à piper l'air, c'est qu'il y a pénurie d'oxygène dans le bac. L'utilisation d'un bulleur permet de remédier rapidement à cette situation.
Certains aquariophiles trouvent un côté esthétique aux bulleurs, qu'ils se rendent bien compte de leurs impacts sur leurs bacs et sur leurs poissons avant de décider de l'utiliser.
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 31 janv. 2007, 15:08, modifié 4 fois.
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
- TeTRaM78
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L'injection de CO2
6. L'injection de CO2
Nous l'avons glissé plus haut dans le chapitre dédié au buller, le CO2 revet une importance primordiale dans un bac planté, puisque en fonction de sa concentration, il sera un frein ou un coup de pouce au bon développement des plantes de l'aquarium. Même si chaque organisme vivant du bac en produit une certaine quantité (essentiellement par fermentation anaérobie et respiration des êtres vivants et des végétaux), la photosynthèse d'une plante piège beaucoup plus de CO2 qu'elle n'en libère lors de sa respiration. Cette constatation permet donc de dire que la quantité de CO2 disponible dans un bac peut être un facteur bloquant à la bonne croissance des végétaux du bac.
Un autre point important dont il faut parler ici est le rapport qu'il existe entre la quantité de CO2 disponible dans le bac et les paramètres physicochimiques de celui-ci. Le pH, le kH et le CO2 sont étroitement liés. La variation de l'un provoque une série de réactions en chaîne qui fera varier les deux autres. En d'autres mots, l'ajout de CO2 dans le bac va faire varier le pH.
Cette variation s'explique de la manière suivante: une partie du CO2 dissout dans l'eau va se transformer en acide carbonique. Sous l'action des ions OH- de l'eau, l'acide carbonique va se transformer d'une part en hydrogénocarbonates et d'autre part en carbonates. C'est cette transformation qui va agir sur le pH. Je m'abstiendrai ici de détailler le cycle complet qui permet d'expliquer l'étroite relation qu'il exite entre ces 3 paramètres (CO2, pH, kH), mais ceux qui veulent plus d'informations peuvent consulter ce lien (attention, il faut s'accrocher).
Contentons-nous ici d'examiner ces différents cas:
- en cas de déficit de CO2 dans l'eau du bac, les plantes vont prendre le carbone où elles peuvent, c'est-à-dire sous forme de HCO3- ou de CO3-- dans les carbonates dissouts dans le bac (CaCO3 et MgCO3). La dureté carbonatée va donc diminuer sensiblement, entrainant avec elle le pouvoir tampon de l'eau. En conséquence de celà, le pH va fluctuer beaucoup plus facilement que d'ordinaire (ce phénomène a pour nom décalcification biogène). Un effet de ce phénomène est la précipitation des ions calcium sur les décors et les plantes du bac.
- en cas d'injection de CO2 dans le bac, avec un kH élevé, le pH ne bougera pas, puisque l'acide carbonique (H2CO3) résultant de la transformation du CO2 va être neutralisé par le carbonate de calcium (CaCO3) contenu dans le bac à forte dose (kH élevé). Il en résultera une forte concentration de bicarbonate de calcium (Ca(HCO3)2), soluble dans l'eau.
- en cas d'injection de CO2 dans le bac, avec un kH faible (kH < 5), le pH diminuera, puisque le carbonate de calcium présent dans le bac ne sera pas suffisant pour neutraliser la quantité d'acide dégagée par l'injection de CO2.
Grâce à ces explications, on comprend mieux pourquoi certains aquariophiles utilisent le CO2 pour faire baisser le pH de leur bac.
L'aquariophile a donc très souvent recourt à l'injection de CO2 dans son bac, soit pour nourrir ses plantes, soit pour faire varier les paramètres physicochimiques de l'eau. De nombreux systèmes sont mis à sa disposition pour injecter du CO2 dans un bac, allant des systèmes artisanaux, peu couteux mais aussi peu précis, jusqu'à une infrastructure d'injection de CO2 complète, qui représente un coût important et une logistique sérieuse.
Un premier système, le plus fiable et le plus précis, est proposé par la majorité des grandes marques aquariophiles et consiste à injecter du CO2 industriel dans le bac. Les systèmes les plus simples disposent d'une bouteille de CO2 à basse pression, d'un diffuseur et d'un robinet, tandis que les plus complexes sont dotés de bouteilles à haute pression (rechargeable ou non), de vanes, d'un manomètre pour contrôler le volume restant dans la bouteille, d'un détendeur, d'un robinet automatique et sont même parfois régulés par un tester de pH électronique, etc.
Ces sytèmes, même si assez coûteux, permettent de contrôler avec une relative précision la quantité de CO2 ajoutée dans le bac, en fonction du kH et du pH.
Véronique Ivanov présente de manière très complète le système commercial qu'elle a chez elle, je vous propose donc de vous y renvoyer pour vous faire une idée plus précise de ce que ceux-ci permettent (au bas de cette page).
Pour les aquariophiles moins fortunés, il existe une multitude de systèmes artisanaux permettant de produire du CO2 par fermentation d'une solution riche en glucose. Diverses recettes différentes existent et sont disponibles sur internet, mais toutes partent du même principe:
- on dispose une solution sucrée dans une bouteille fermée,
- on ajoute de la levure de boulanger à la solution,
- on laisse le tout fermenter,
- on relie la bouteille à un diffuseur dans l'aquarium.
Ce système présente bien des avantages, puisqu'il permet à moindre coût de disposer d'un source de diffusion de CO2 dans le bac basé sur un matériel peu sophistiqué et facilement trouvable (bouteille de soda, tuyau à gaz, levure, etc). Cependant, ce système ne permet pas de réguler l'apport de CO2 dans le bac, et il est très nettement insuffisant pour alimenter de gros volumes. Quoi qu'il en soit, pour débuter, c'est déjà plus qu'assez.
Voici un article de Damien permettant de monter son propre système de diffusion de CO2 basé sur la fermentation d'une gelée.
Enfin, un petit mot concernant les dosages de CO2 me semble utile. Il existe quantité de tableaux sur le net permettant de situer plus ou moins la quantité de CO2 présente dans le bac sur base du pH et du kH. Le tableau suivant vous donne un apperçu de la concentration en CO2 en fonction du kH et du pH d'une eau:

(tableau tiré du site http://aquafish.free.fr/)
La formule suivante:

donne cependant une indication plus précise de la concentration de CO2 dans un bac. Elle est expliquée ici.
Cette page dédiée au CO2 sur http://aquafish.free explique en détail les différents systèmes disponibles sur le marché. Consultez-la pour plus d'information.
Nous l'avons glissé plus haut dans le chapitre dédié au buller, le CO2 revet une importance primordiale dans un bac planté, puisque en fonction de sa concentration, il sera un frein ou un coup de pouce au bon développement des plantes de l'aquarium. Même si chaque organisme vivant du bac en produit une certaine quantité (essentiellement par fermentation anaérobie et respiration des êtres vivants et des végétaux), la photosynthèse d'une plante piège beaucoup plus de CO2 qu'elle n'en libère lors de sa respiration. Cette constatation permet donc de dire que la quantité de CO2 disponible dans un bac peut être un facteur bloquant à la bonne croissance des végétaux du bac.
Un autre point important dont il faut parler ici est le rapport qu'il existe entre la quantité de CO2 disponible dans le bac et les paramètres physicochimiques de celui-ci. Le pH, le kH et le CO2 sont étroitement liés. La variation de l'un provoque une série de réactions en chaîne qui fera varier les deux autres. En d'autres mots, l'ajout de CO2 dans le bac va faire varier le pH.
Cette variation s'explique de la manière suivante: une partie du CO2 dissout dans l'eau va se transformer en acide carbonique. Sous l'action des ions OH- de l'eau, l'acide carbonique va se transformer d'une part en hydrogénocarbonates et d'autre part en carbonates. C'est cette transformation qui va agir sur le pH. Je m'abstiendrai ici de détailler le cycle complet qui permet d'expliquer l'étroite relation qu'il exite entre ces 3 paramètres (CO2, pH, kH), mais ceux qui veulent plus d'informations peuvent consulter ce lien (attention, il faut s'accrocher).
Contentons-nous ici d'examiner ces différents cas:
- en cas de déficit de CO2 dans l'eau du bac, les plantes vont prendre le carbone où elles peuvent, c'est-à-dire sous forme de HCO3- ou de CO3-- dans les carbonates dissouts dans le bac (CaCO3 et MgCO3). La dureté carbonatée va donc diminuer sensiblement, entrainant avec elle le pouvoir tampon de l'eau. En conséquence de celà, le pH va fluctuer beaucoup plus facilement que d'ordinaire (ce phénomène a pour nom décalcification biogène). Un effet de ce phénomène est la précipitation des ions calcium sur les décors et les plantes du bac.
- en cas d'injection de CO2 dans le bac, avec un kH élevé, le pH ne bougera pas, puisque l'acide carbonique (H2CO3) résultant de la transformation du CO2 va être neutralisé par le carbonate de calcium (CaCO3) contenu dans le bac à forte dose (kH élevé). Il en résultera une forte concentration de bicarbonate de calcium (Ca(HCO3)2), soluble dans l'eau.
- en cas d'injection de CO2 dans le bac, avec un kH faible (kH < 5), le pH diminuera, puisque le carbonate de calcium présent dans le bac ne sera pas suffisant pour neutraliser la quantité d'acide dégagée par l'injection de CO2.
Grâce à ces explications, on comprend mieux pourquoi certains aquariophiles utilisent le CO2 pour faire baisser le pH de leur bac.
L'aquariophile a donc très souvent recourt à l'injection de CO2 dans son bac, soit pour nourrir ses plantes, soit pour faire varier les paramètres physicochimiques de l'eau. De nombreux systèmes sont mis à sa disposition pour injecter du CO2 dans un bac, allant des systèmes artisanaux, peu couteux mais aussi peu précis, jusqu'à une infrastructure d'injection de CO2 complète, qui représente un coût important et une logistique sérieuse.
Un premier système, le plus fiable et le plus précis, est proposé par la majorité des grandes marques aquariophiles et consiste à injecter du CO2 industriel dans le bac. Les systèmes les plus simples disposent d'une bouteille de CO2 à basse pression, d'un diffuseur et d'un robinet, tandis que les plus complexes sont dotés de bouteilles à haute pression (rechargeable ou non), de vanes, d'un manomètre pour contrôler le volume restant dans la bouteille, d'un détendeur, d'un robinet automatique et sont même parfois régulés par un tester de pH électronique, etc.
Ces sytèmes, même si assez coûteux, permettent de contrôler avec une relative précision la quantité de CO2 ajoutée dans le bac, en fonction du kH et du pH.
Véronique Ivanov présente de manière très complète le système commercial qu'elle a chez elle, je vous propose donc de vous y renvoyer pour vous faire une idée plus précise de ce que ceux-ci permettent (au bas de cette page).
Pour les aquariophiles moins fortunés, il existe une multitude de systèmes artisanaux permettant de produire du CO2 par fermentation d'une solution riche en glucose. Diverses recettes différentes existent et sont disponibles sur internet, mais toutes partent du même principe:
- on dispose une solution sucrée dans une bouteille fermée,
- on ajoute de la levure de boulanger à la solution,
- on laisse le tout fermenter,
- on relie la bouteille à un diffuseur dans l'aquarium.
Ce système présente bien des avantages, puisqu'il permet à moindre coût de disposer d'un source de diffusion de CO2 dans le bac basé sur un matériel peu sophistiqué et facilement trouvable (bouteille de soda, tuyau à gaz, levure, etc). Cependant, ce système ne permet pas de réguler l'apport de CO2 dans le bac, et il est très nettement insuffisant pour alimenter de gros volumes. Quoi qu'il en soit, pour débuter, c'est déjà plus qu'assez.
Voici un article de Damien permettant de monter son propre système de diffusion de CO2 basé sur la fermentation d'une gelée.
Enfin, un petit mot concernant les dosages de CO2 me semble utile. Il existe quantité de tableaux sur le net permettant de situer plus ou moins la quantité de CO2 présente dans le bac sur base du pH et du kH. Le tableau suivant vous donne un apperçu de la concentration en CO2 en fonction du kH et du pH d'une eau:

(tableau tiré du site http://aquafish.free.fr/)
La formule suivante:

donne cependant une indication plus précise de la concentration de CO2 dans un bac. Elle est expliquée ici.
Cette page dédiée au CO2 sur http://aquafish.free explique en détail les différents systèmes disponibles sur le marché. Consultez-la pour plus d'information.
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 09 mai 2006, 12:49, modifié 5 fois.
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Les paramètres physicochimiques
6. Les paramètres physicochimiques
L'eau de l'aquarium est évidement le point commun à tous les aquariums, mais en même temps l'élément présentant le plus de différence entre deux aquariums. Dans la nature, selon les saisons, la géologie des sols, les régions, etc, l'eau a différentes propriétés physicochimiques qui font qu'il n'existe pas une eau, mais des milliers d'eaux différentes. Avec le temps, la vie qui s'y est développée s'est adaptée aux paramètres spécifiques, il convient donc de reproduire au mieux ces paramètres pour que nos poissons évoluent sainement dans notre petit écosystème.
!!! Pour rappel, un poisson qui ne vit pas dans une eau adaptée sera affaibli par de trop grands efforts pour adapter son métabolisme au milieu ambient dans lequel il est plongé, ce qui aura pour effet de le rendre beaucoup plus sensible aux divers agents pathogènes qui évoluent dans nos bacs. !!!
Aucun poisson ne vit dans une eau pure. L'eau contiendra toujours des oligos-éléments (fer, calcium, cuivre, etc), des gazs (CO2, O2), des toxines provenant de la décomposition de matières organiques, etc. Ces différentes valeurs sont importantes dans nos bacs, puisqu'elles détermineront la survie d'un groupe de poissons dans un bac, ou leur décès.
Parmi la panoplie de mesures qu'on peut faire pour qualifier une eau, nous allons retenir les paramètres suivants, qui sont les plus courrament utilisés en aquariophilie d'eau douce:
- NO2 (nitrites): représente le taux de nitrites présent dans l'eau. Pour rappel, les nitrites sont extrèmement toxiques pour les poissons et un taux supérieur à 0mg/L remet sérieusement en cause la survie des espèces dans le bac (voir le chapitre sur l'action biologique de la filtration).
- NO3 (nitrates): représente le taux de nitrates de l'aquarium. Les nitrates résultent de l'action des bactéries dénitrifiantes du bac et servent de nutriments aux plantes. D'un autre côté, trop de nitrates sont nocifs pour les poissons.
- pH (poid hydrogène ou potentiel hydrogène): représente la concentrations d'ions hydrogène (H3O+) présents dans l'eau.
- gH (dureté totale): mesure de la dureté de l'eau (concentration en ions calcium et ions magnésium).
- kH (dureté carbonatée): mesure des carbonates et bicarbonates de calcium et magnésium.
- Fer: quantité de fer présent dans l'aquarium.
- PO4: quantité de phosphates présent dans l'aquarium.
- la conductivité.
Détaillons maintenant chacun de ces paramètres:
To be continued...
L'eau de l'aquarium est évidement le point commun à tous les aquariums, mais en même temps l'élément présentant le plus de différence entre deux aquariums. Dans la nature, selon les saisons, la géologie des sols, les régions, etc, l'eau a différentes propriétés physicochimiques qui font qu'il n'existe pas une eau, mais des milliers d'eaux différentes. Avec le temps, la vie qui s'y est développée s'est adaptée aux paramètres spécifiques, il convient donc de reproduire au mieux ces paramètres pour que nos poissons évoluent sainement dans notre petit écosystème.
!!! Pour rappel, un poisson qui ne vit pas dans une eau adaptée sera affaibli par de trop grands efforts pour adapter son métabolisme au milieu ambient dans lequel il est plongé, ce qui aura pour effet de le rendre beaucoup plus sensible aux divers agents pathogènes qui évoluent dans nos bacs. !!!
Aucun poisson ne vit dans une eau pure. L'eau contiendra toujours des oligos-éléments (fer, calcium, cuivre, etc), des gazs (CO2, O2), des toxines provenant de la décomposition de matières organiques, etc. Ces différentes valeurs sont importantes dans nos bacs, puisqu'elles détermineront la survie d'un groupe de poissons dans un bac, ou leur décès.
Parmi la panoplie de mesures qu'on peut faire pour qualifier une eau, nous allons retenir les paramètres suivants, qui sont les plus courrament utilisés en aquariophilie d'eau douce:
- NO2 (nitrites): représente le taux de nitrites présent dans l'eau. Pour rappel, les nitrites sont extrèmement toxiques pour les poissons et un taux supérieur à 0mg/L remet sérieusement en cause la survie des espèces dans le bac (voir le chapitre sur l'action biologique de la filtration).
- NO3 (nitrates): représente le taux de nitrates de l'aquarium. Les nitrates résultent de l'action des bactéries dénitrifiantes du bac et servent de nutriments aux plantes. D'un autre côté, trop de nitrates sont nocifs pour les poissons.
- pH (poid hydrogène ou potentiel hydrogène): représente la concentrations d'ions hydrogène (H3O+) présents dans l'eau.
- gH (dureté totale): mesure de la dureté de l'eau (concentration en ions calcium et ions magnésium).
- kH (dureté carbonatée): mesure des carbonates et bicarbonates de calcium et magnésium.
- Fer: quantité de fer présent dans l'aquarium.
- PO4: quantité de phosphates présent dans l'aquarium.
- la conductivité.
Détaillons maintenant chacun de ces paramètres:
To be continued...
Modifié en dernier par TeTRaM78 le 09 mai 2006, 16:30, modifié 3 fois.
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
- TeTRaM78
- Coelacanthe

- Messages : 17429
- Enregistré le : 02 juin 2005, 15:12
- Nicolas
- Vice-camembert

- Messages : 6008
- Enregistré le : 26 déc. 2003, 16:54
Heuuuuuuuuuu, je crois qu'on est simplement impressionné de ton travail !
Je veux tout d'abord te féliciter et te remercier du temps que tu as passé à écrire toutes ses lignes qui vont aider, j'en suis sur, beaucoup de monde.
Mille milliards de merci au nom de tout les membres de l'association.
Les sujets abordé son traités dans des articles sur le site, dans la FAQ du site et comme tu le dit dans les différents forums de l'asso ... veut tu laisser tes articles sur le forum de l'association ou les mettres ailleurs ?
Je trouve des textes très complet ... j'ai vraiment envie de faire quelques chose de plus important et de les faire plus connaitre ... as tu une idée ?
Je veux tout d'abord te féliciter et te remercier du temps que tu as passé à écrire toutes ses lignes qui vont aider, j'en suis sur, beaucoup de monde.
Mille milliards de merci au nom de tout les membres de l'association.
Les sujets abordé son traités dans des articles sur le site, dans la FAQ du site et comme tu le dit dans les différents forums de l'asso ... veut tu laisser tes articles sur le forum de l'association ou les mettres ailleurs ?
Je trouve des textes très complet ... j'ai vraiment envie de faire quelques chose de plus important et de les faire plus connaitre ... as tu une idée ?
Aquatiquement,TeTRaM78 a écrit :Personne n'a le courage de lire et de me donner son avis?
- TeTRaM78
- Coelacanthe

- Messages : 17429
- Enregistré le : 02 juin 2005, 15:12
Il me semble que le forum propose un bon système de présenter ce genre de chose, d'autant que la majorité des personnes qui consultent le site passent plus de temps sur les forums que sur le portail.
Je ne sais pas ce qu'il y a comme autres possibilités.
PS: ce genre d'articles me permettent de parfaire mes connaissances, puisque je suis amené à cehrcher des infos un peu partout, et ça contribue à mon plaisir...
p concorde avec n'importe quel élément p, parce que pour tout p, si l'expression p est évaluée dans le contexte de son élément parent, alors cet élément p appartiendra à l'ensemble des nœuds résultat.
- Kinder
- Vieux loup de mer

- Messages : 7047
- Enregistré le : 12 oct. 2005, 17:33
Ayé, j'ai tout lu!!! Je l'avais vu mais j'attendais d'avoir un moment pour bien le lire
Une fois de plus, tu as drôlement bien travaillé. Ton article est complet, synthétique, clair et précis. Félicitations!
Vu que j'ai bien tout lu, j'ai quelques petites questions pour toi (si je peux me permettre):
Au niveau de la filtration biologique, pourquoi ne pas mentionner les autres supports, qui sont plus efficaces que les nouilles car surface plus importante?
un petit rappel concernant l'ordre des masses de filtration? (c'est une des questions qui figurent dans ton intro).
tu connais ça?
On ne parle pas plutôt de décalcification biogène (tu as mis biologène)?
Une fois de plus, tu as drôlement bien travaillé. Ton article est complet, synthétique, clair et précis. Félicitations!
Vu que j'ai bien tout lu, j'ai quelques petites questions pour toi (si je peux me permettre):
- TeTRaM78
- Coelacanthe

- Messages : 17429
- Enregistré le : 02 juin 2005, 15:12
Tu parles des bioballes? J'avais oublié d'en parlé, alors que c'est dans mon "plan". J'y remédie.Kinder a écrit :Au niveau de la filtration biologique, pourquoi ne pas mentionner les autres supports, qui sont plus efficaces que les nouilles car surface plus importante?
Oups...Kinder a écrit :un petit rappel concernant l'ordre des masses de filtration? (c'est une des questions qui figurent dans ton intro).
Je ne connaissais pas, mais je ne vois pas trop à quoi correspondent les graphes...Kinder a écrit :tu connais ça?
Autant pour moi...Kinder a écrit :On ne parle pas plutôt de décalcification biogène (tu as mis biologène)?
Merci pour les corrections en tout cas...
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